Les médecins urgentistes démissionnaires ne désarment pas.

Le service des Urgences
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Les médecins urgentistes s'expriment par voie de communiqué. Les propositions rassurantes des autorités sont loin de les satisfaire. Certes, des avancées existent dans la prise en compte de leurs revendications mais cela reste insuffisant. 

Marie-Claude Thébia
Publié le , mis à jour le

Ils ont choisi de s'exprimer par voie de communiqué afin de faire entendre leur voie. Un communiqué au titre choc : "démission des médecins urgentistes, l'administration les encourage à partir".
Ils ont effectivement rencontré la direction vendredi 11 mai, sous la médiation du Conseil de l'ordre et d'universitaires.
Il a été reconnu , que 40 médecins étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service urgences-SAMU. Or, ils ne sont que 25 à devoir assurer le bon fonctionnement de ce service. Selon les urgentistes démissionnaires, cette réunion n'a pas permis de trouver des solutions immédiates.

Des solutions immédiates

Une déclaration qui vient contredire les réactions rassurantes des autorités sanitaires. Selon les démissionnaires " la seule solution de la direction est de supprimer provisoirement certains postes".
Plus grave, ils pointent du doigt  le communiqué de Mylène Mazia, présidente du Conseil de surveillance de l'hôpital, qui propose de faire travailler les urgentistes sur la base réglementaire de 60 heures semaine glissante. Ils estiment que cette proposition est irrecevable, et hors cadre réglementaire. Pour eux, il s'agit d'un encouragement au départ déguisé.

120 patients par jour 

La réunion avec la direction du CHAR s'est tenue vendredi dernier. Manifestement, la pression est loin de retomber. Les propositions des autorités sanitaires, rendues publiques (recrutement local et extérieur, meilleure attractivité) n'ont pas convaincues. Les dix-sept médecins urgentistes démissionnaires attendent des solutions concrètes et immédiates. 120 patients chaque jour, sont traités aux urgences de Cayenne. De nouvelles discussions sont prévues vendredi 18 mai.

Le reportage de Guyane la 1ere :