Macouria : Les élèves du lycée agricole de Matiti intéressés par les cultures alternatives

Légumes marché
© CL | Ignames, dachines et bananes jaunes de Guyane

Manger bio, est de plus en plus le réflexe des consommateurs, mais faut-il que les producteurs optent pour des process de culture alternative. Le message fait petit à petit son chemin chez les futurs agriculteurs, Ils ont suivi une information sur le sujet au lycée agricole de Macouria.

Clotilde Séraphins/CL Publié le , mis à jour le

Désherber à l’aide de machines ou à la main plutôt qu’à l’herbicide, fabriquer son compost, son engrais et ses semences, autant d’alternatives possibles pour une agriculture bio. Une voie empruntée depuis quelques années par le lycée agricole de Matiti.
Selon Rémy Vandaele, responsable des productions végétales sur l'exploitation agricole du lycée, il reste à régler le problème des semences et des intrants comme le compost :

"On commence à essayer de faire nos propres semences... on tend vers ça. On a nos fumiers, la terre, notre paille. On produit quasiment sans intrant"

Le lycée a intégré le réseau DEPHY qui réunit plusieurs acteurs du monde agricole réceptifs au message car conscients que les consommateurs sont de plus en plus avertis et exigeants. Ils réclament des produits sans phyto sains pour le corps. Les agriculteurs vont être peu à peu obligés de changer leurs pratiques
Baignés au quotidien dans un tel environnement, ces élèves, futurs techniciens agricoles se disent complètement convaincus du bon sens d’une telle démarche. Ils souhaitent être respectueux de la nature donc vouloir éviter l'utilisation de pesticides car soucieux de la santé des consommateurs
Le lycée produit en partie pour sa consommation et pour la vente aux particuliers.

Le reportage de Guyane la 1ère