L'awara, un palmier aux ressources encore méconnues

Hampe remplie d'awara
© Frédéric Larzabal

Lors de la semaine sainte, l'awara fruit du palmier "Astrocaryum vulgare" occupe une place prépondérante dans l'espace culinaire guyanais avec la préparation du fameux bouillon d'awara. Mais pour la recherche scientifique ce palmier offre des possibilités multiples dans différents domaines.

FL/CL Publié le , mis à jour le

En Amazonie où il prospère, le palmier awara est l'objet de nombreuses études. Didier Béreau, maître de conférence en chimie à l'Université de Guyane étudie l'awara depuis de nombreuses années, il a même été l'objet de sa thèse. les qualités de l'awara dépassent le simple aspect nutritionnel. L'huile qui est tirée de l'amande du fruit appelée "huille tcho tcho", proche de l'huile d'amande est un excellent anti inflammatoire. Elle est très utilisée dans la pharmacopée créole pour calmer certains des traumatismes des sportifs (chevilles ou genoux douloureux par exemple).
Mais si les études se sont davantage focalisées sur le fruit, sa pulpe flamboyante et son amande, le scientifique Didier Bérerau croit à la valorisation du palmier dans son ensemble. 
D'ailleurs l'awara est au coeur des recherches menées à l'université de Guyane à l'instar d'autres palmiers comme le comou et  le pattawa. Des palmiers de Guyane qui suscitent grâce à ces travaux, de l'intérêt jusqu'en Asie.