La Justice donne six mois à l’administration pénitentiaire pour améliorer les conditions de vie des détenus de la prison de Rémire

Prison de Cayenne

L’administration pénitentiaire sommée par la Justice d’améliorer les conditions de vie des détenus de Rémire. L’Observatoire International des prisons dénonçait la violation de trois libertés fondamentales: le respect du droit à la vie, de la dignité humaine, et de la vie privée.

Sébastien Laporte/ Marie-Claude Thébia Publié le , mis à jour le

L’administration pénitentiaire sommée par la Justice d’améliorer les conditions de vie des détenus de Rémire. L’Observatoire International des prisons dénonçait la violation de trois de trois libertés fondamentales dans cette prison, à savoir celle du respect du droit à la vie, celle du respect de la dignité humaine, et le droit au respect de la vie privée.


Des révélations choc 

Prison
© CGLPL | Lits cellule de 6
Les révélations chocs du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, fin janvier, sur le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly – suite à une inspection – avaient déclenché une réaction presque immédiate de l’Observatoire International des prisons, l’OIP, auprès du tribunal administratif de Cayenne. Une plainte avait été déposé. En ce qui concerne la surpopulation carcérale, le ministère de la Justice a reconnu durant l’audience un taux d’occupation de 130 %, avec actuellement 810 prisonniers pour 613 places. Le rapport du Contrôleur dénonçait également des espaces où étaient entassées six personnes dans 11m2 d’espace libre, en deçà donc des normes fixées par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT).



Bilan dans 6 mois 

Cour intérieur prison
© CGLPL
La décision est tombée ce samedi. Le juge des référés a enjoint l’administration pénitentiaire à prendre des mesures d’urgence et à en faire un bilan précis sous 6 mois. Le juge a considéré de graves atteintes aux libertés fondamentales en matière de conditions de vie.
Les améliorations à donner portent sur " ...l’accès à des sanitaires intérieurs en état satisfaisant de propreté, l’aménagement d’un cloisonnement partiel dans les cellules de toilettes permettant d’éviter les angles morts, des mesures de nature à améliorer les conditions matérielles d’hébergement dans les quartiers disciplinaires et d’isolement, rénovation des  cours de promenade..."
La Justice a ordonné un premier bilan dans 6 mois.