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Patrice Adin : il revient de loin

Phil Labonté
Publié le

Oui, tout le monde s’accordent à dire aujourd’hui que Patrice Adin revient de loin. Nous avons tous frémi au récit de sa mésaventure nautique, aux larges de nos cotes… Une mauvaise manœuvre et le champion de Guyane de Jet Ski se retrouve à l’eau, incapable ensuite de rejoindre sa machine, emporté par les fortes vagues. Impossible du coup de repartir, impossible, sans équipement adéquat, de donner l’alerte, le malheureux Patrice n’a d’autres choix que d’attendre, dériver dans l’eau dans l’attente d’éventuels secours.
 
Seize longues heures d’attente dans l’océan et une nuit passé à lutter contre les éléments, le stress, l’angoisse d’une mauvaise rencontre, 16 heures à lutter contre la fatigue, le sommeil et surtout l’hypothermie.
 
Et finalement, plus de peur de que de mal, fort heureusement…notre champion est récupéré saint et sauf au petit matin par un de ses amis parti à sa recherche. Patrice, le miraculé, se repasse alors le film de cette nuit de cauchemar et réalise qu’il vient de côtoyer la mort.
Moment d’indignation et de révolte pour dénoncer et fustiger le manque de moyens publics de sauvetage en mer.
 
Contre attaque rapide de la préfecture  dans un communiqué pour rappeler notamment les règles de navigation en vigueur ; des règles à respecter par les scooters des mers et les jets ski…. Le pilote doit surtout s’assurer, avant de partir, de la présence à bord du matériel de sécurité règlementaire.
 
Matériel dont ne disposait apparemment pas Patrice qui de toute évidence a pris des risques à tous les niveaux ; il a voulu pousser l’adrénaline tout comme ses skieurs qui s’obstinent à s’aventurer, hors piste, malgré les mises en garde et les interdictions.
 
Mais, en toute chose malheur est bon dit-on.
La mésaventure et le coup de gueule de Patrice ont permis de mettre le doigt sur un sujet sensible ; sur une carence évidente de moyens de sauvetage en mer, notamment, la nuit. Un problème qui mérite attention et réflexion, pour l’avenir ; comme on dit chez nous : chans’ zoi à pa chans’ cana.
 
Charly Torres, A MO KI DI