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Maires en quête de titularisation

Phil Labonté
Publié le

Ils sont effectivement un certains nombre cette année à la conquête de leur titularisation, d’une légitimité électorale, populaire, issue du suffrage universel direct. Ces premiers magistrats qui ne doivent leur place qu’à la faveur du décès ou d’un changement de cap de l’ancien titulaire du poste.
 
Ces anciens premiers adjoint, en général, qui prennent du galon après vote du conseil municipal ; des maires remplaçants soucieux au départ de rester dans la continuité de leur prédécesseur. Mais, bien souvent, l’intention affichée se dilue en chemin pour ces remplaçants de luxe désireux, à un moment donné, d’exister par eux même et de mener leur propre politique.
 
Les exemples au niveau national et local ne manquent pas… Feu Gérard Holder, remplaçant de Léopold Héder après sa mort, n’a pas résisté à l’envie de briguer les suffrages des électeurs cayennais.
Victoire, puis réélection avant d’être battu par
Jean-Claude Lafontaine, écarté par Rodolphe Alexandre  au bout de deux mandats.
 
Au départ de ce dernier pour la région, il cède la place à sa première adjointe, Marie-Laure Phinéra-Horth qui a pris gout à l’exercice et réclame également aujourd’hui sa titularisation.
 
Il en est de même pour Gilles Adelsonà Macouria, qui a envi de continuer l’œuvre entamé après le décès de l’ancien titulaire du poste Serge ADelson.
Que dire alors de Jean Ganty, qui occupe le fauteuil depuis 2007 depuis le décès de son homologue médecin Edmard Lama, Jean Ganty réclame lui renouvellement de sa titularisation.
 
Trois maires remplaçants en quête de titularisation, électorale, chez nous.
Des remplaçants toujours désireux de jouer les prolongations ; seul Fortin HORTH, remplaçant d’Elie Castor à Sinnamary, fait exception en la matière jusqu’à  maintenant. Alors, quand on parle d’ivresse du pouvoir, c’est loin d’être un vain mot…
 
Charly Torres, A MO KI DI