A Mo Ki Di

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Liberté de combat et de manifester

Phil Labonté
Publié le

La grève à l’université m’inspire une petite réflexion ce matin sur la notion de liberté. De façon générale la liberté désigne la possibilité d’action ou de mouvement sans contrainte. Elle s’arrête, dit-on encore, là ou commence celle d’autrui.
 
Quand il s’agit maintenant de mener un combat, les frontières, les barrières, les lignes sont forcément franchies pour mieux se faire entendre et mieux exposer ses revendications. Un barrage routier ; une marche sur la voie publique et autres va de faite limiter ma liberté de circuler. La liberté donc de mener un combat, pas nécessairement exemplaire, car un combat avec sa cohorte de tensions obligatoires, l'est rarement, exemplaire.
 
Combat exemplaire, en revanche, dans son résultat qui débouche sur cette liberté si difficile à gagner. De ce fait elle induit de fortes responsabilités une fois que c’est fait. C’est l’après combat qui compte. C’est là que sont aussi les pièges et vices à éviter.
 
Liberté ! Liberté ! Peut être par la suite compliqué à faire vivre mais liberté n'est jamais régression.
Même quand ce sera difficile, quand on aura l'impression que rien n’avance, quand il y aura des souffrances, l’université de Guyane restera une victoire de la liberté.
 
La liberté de décider pour soi et par soi donc évidemment avec soi, avec en filigrane l’écho d’un grand cri de liberté lancé à la face du monde par Gandhi : « Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi ».
 
Et de toute façon, si je fais pour moi et en concordance avec tous les « Je » qui me ressemblent, je ne peux me tromper. Pas définitivement en tout cas, chacun étant le contre pouvoir de l'autre. Que vive la liberté.
 
Charly Torres, A MO KI DI