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Les hirondelles et les matons chasseurs

Marc Duvil
Publié le

Franchement, j’étais à mille lieux de penser que certains de nos gardiens de prisons étaient bi-qualifiés : à la fois matons et chasseurs professionnels. Eh oui !
Plantons le décor : chaque année, entre février et septembre, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly a droit à des visiteurs un peu gênants : des milliers d’hirondelles qui investissent les lieux.
Résultat : un concert cacophonique permanent ou encore des odeurs nauséabondes dégagées par des fientes qui tapissent les cours de promenade.
Des hirondelles loin de faire le printemps au centre pénitentiaire.
Question : comment faire face à cette invasion et les inciter à prendre la poudre d’escampette ?
Un dispositif inédit a donc été mis en place, complété par la présence de chasseurs pour, pendant une dizaine de jours, tirer tous les soirs, à balles réelles, sur les oiseaux.
Et comme on est toujours mieux servi que par soi-même, les tireurs en question ne sont autres que des surveillants. Des surveillants qui, comme nous le savons tous, sont payés à ne rien à faire et dont la charge de travail un peu légère permet largement de s’adonner à ce genre de passe-temps interne, à coup de calibre 12, charge ensuite aux détenus de ramasser les douilles, même les non percutés, et les remettre gentiment à l’agent de surveillance.
La chasse aux hirondelles, de quoi changer les idées dans un milieu surpeuplé de bizounours.
Allez nous dire après que les conditions de travail sont déplorables au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly : personne ne vous croira.
 
Charly Torres, A MO KI DI
 

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