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L'UAG : une affaire de famille avant tout

Phil Labonté
Publié le

La Guyane, vous le savez, poursuit sa route vers une université de plein exercice. Le processus suit son cours normal, nous dit-on, beaucoup plus rapidement que prévu même. Le projet de décret est en cours d’élaboration et un président d’université sera nommé, avant juin, par le ministre et aura donc pour mission d’installer les instances de l’UG. Une nomination extérieure au territoire, un président neutre pour éviter tout conflit d’intérêt notamment.
 
Voilà qui s’apparente à une petite révolution au sein de l’UAG qui jusque là semblait fonctionner dans un cadre familiale. Les liens seraient notamment très étroits entre l’actuelle présidente de l’UAG et l’ancien directeur de l’IESG dont l’épouse serait le père d’un éminent professeur de l’université. Le fils de l’ex directeur qui serait d’ailleurs en post-doc de physique en Jamaïque et souhaite rentrer en Guadeloupe en comptant notamment sur un coup de pouce de sa belle-mère et bien d’autres filiales encore dont je vous passe les détails pour ne pas être taxé de cancanneur.
 
Nulle doute que la nomination prochaine d’un président de l’université pour la Guyane va casser cette belle petite organisation familiale  qui pendant longtemps a fait la pluie et le beau temps.
 
Sauf que, en attendant le décret de création d’une université de plein exercice, autonome à tous point de vue, l’université fera encore partie de l’UAG jusqu’au premier janvier 2015, au moins.
 
« Plus cette situation de transition sera courte, mieux ce sera, disait le recteur Christian FORESTIER, récent envoyé du ministère en Guyane.
 
Il ne croyait pas si bien dire ; il faut en effet sortir au plus vote de cette situation ambigüe, hybride limite malsaine pour permettre à la Guyane de prendre enfin son envol sur ce plan à moins que certains éprouvent encore un certains plaisir à laver le linge sale guyanais au sein de la famille UAG,  famille au sens propre comme au figuré.
 
Charly Torres, A MO KI DI