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Débats municipales et langues

Phil Labonté
Publié le

La question de la langue qui a effectivement attirer notre attention à l’occasion du 4ème débat des municipales hier soir sur le plateau de politik.guyane. Les trois candidats en lice à Papaïchton, tous bushinengués, face à face pour séduire et convaincre les électeurs de la commune.
 
Un débat, comme tous les autres, dans la langue de la république, le français.
Sur ce point, les trois candidats ont démontré, si besoin est, qu’ils maîtrisent la langue de Molière  et qu’ils sont en mesure de faire passer leur message au plus grand nombre dans la langue officielle… Au plus grand nombre certes, mais qu’en est-il de la principale cible, celle dont les candidats sollicitent les suffrages : les électeurs de Papaïchton.
 
Certains d’entre eux sont certainement passés à coté de certains arguments développés au cours de ce débat et des moments forts : le moment par exemple ou Jules Deïe a mis en avant le manque d’expérience politique d’Antoine Dinguiou ; celui ou ce dernier à insisté sur l’irresponsabilité de l’équipe sortante ou encore celui ou Richard Lobi a déploré les absences répétés au conseil municipal de Jules Deïe, aujourd’hui candidat au fauteuil de maire.  
 
Les électeurs de Papaïchton, non francophone, sont donc passés à coté de ces moments et d’autres encore.
 
Les conclusions en bushitango  avaient alors tout leur intérêt : les deux dernières minutes certainement les plus captivantes pour les habitants de Papaïchton qui a ce moment précis se sont certainement senties plus concernés.
 
Dans ce cas, pourquoi ne pas penser à une traduction simultanée ou au sous titrage du débat afin que les propos des candidats ne soient pas totalement des paroles en l’air.
 
Et puis, à chacun d’entre nous aussi de faire un pas vers l’autre, d’élargir notre champ linguistique pour bâtir cette Guyane une et indivisible  tant espéré, au moins sur ce point.
 
Charly Torres, A MO KI DI