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Création observatoire du carnaval

Phil Labonté
Publié le

L’idée était dans l’air depuis un moment, elle est aujourd’hui une réalité : la création d’un observatoire régional du carnaval guyanais…l’aboutissement d’un travail de longue haleine mené par Monique Blérald, maître de conférence à l’université de Guyane, qui pour l’occasion s’entoure de personnalités connues pour leur implication ou leurs travaux sur le carnaval, Armand Hidair ou encore Philippe Alcide Dit Clauzel.
 
Dérision de l’actualité, les costumes traditionnels, les bals parés masqués et le fameux touloulou, autant d’éléments qui caractérisent notre carnaval, en constante évolution depuis des années.
Un observatoire pour mieux comprendre, mieux appréhender ou encore mieux expliquer ces changements marquée par le non port du masque dans les défilés, l’inclusion de nouveaux rythmes et instruments, l’évolution du bal paré masqué jusqu’au bal tololo, dont le succès va grandissant.
 
 
Entre dérive et évolution naturelle, la réflexion de l’observatoire portera également autour de ce débat entre puristes et évolutionniste, un débat loin d’être tranché.
Un observatoire du carnaval, une démarche noble et nécessaire pour l’inventaire de tout ce qui forge l’identité du carnaval guyanais, sa valorisation et sa valorisation.
 
Mais quand on connait la passion que suscite le sujet carnaval chez nous ; le travail s’annonce d’ores et déjà compliqué pour cet observatoire qui devra non seulement tout faire pour se préserver des attaques externes mais surtout éviter les querelles de clocher et les divisions intestines qui pourraient en découler.
 
Il serait dommage que cet immense œuvre en marche soit sacrifier et mis à mal par notre légendaire incapacité à nous mettre d’accord sur les sujets essentiels pour le pays. Il serait dommage, qu’à cause de cela, les voltigeurs continuent à gangréner nos défilés ou encore que la phonothèque, le musée régional du carnaval et les autres projets ne voient pas le jour.
 
Alors que les vieux démons de Vaval laissent l’observatoire travailler en paix, il en va de la préservation et du rayonnement de notre patrimoine.
 
Charly Torres, A MO KI DI