Dominique Bussereau au cœur des réalités locales

Dominique Bussereau à la PMI Ronjon
© CTG - Service communication | Dominique Bussereau - 3è à gauche - en séance de travail à la PMI Ronjon

Le président de l’Association des Départements de France a découvert les difficultés médico-sociales de la Guyane, Dominique Bussereau, ancien ministre des transports, s’est rendu le 22 janvier dans un centre de PMI, à Cayenne.

Laurent Marot Publié le , mis à jour le

Les centres de protection maternelle débordés


Les centres de protection maternelle Infantile suivent la santé des enfants de 0 à 6 ans. Mais beaucoup de PMI ( Protection maternelle infantile) sont débordées, notamment face à l’afflux de migrants ces trois dernières années. Comme chaque matin, c’est l’attente pour ces familles à la PMI de la digue Ronjon, à Cayenne. La plupart de ces enfants sont nés en Guyane, de parents migrants. En deux ans, le nombre d’enfants suivis dans ce centre de PMI est passé de 2000 à 3000 pour les prendre en charge, trois puéricultrices seulement et deux médecins. On est largement en dessous des normes nationales.

« On gère comme on peut. Il y a beaucoup de disputes, source de discorde aussi bien pour les visiteurs que les personnels. Nous sommes débordés. Les effectifs sont insuffisants. »


Carole Joseph, puéricultrice de secteur au centre PMI Digue Ronjon

La qualité de la mission de prévention en question


Certains mois, cette PMI fait face à des ruptures de stock sur des vaccins. Les élus de la Collectivité Territoriale de Guyane font découvrir cette réalité au président de l’Assemblée des Départements de France avec une autre inquiétude sur la qualité de la mission de prévention.

« Nous sommes en nombre insuffisant. Nous ne pouvons pas assurer notre mission première, d’éducation et d’accompagnement. De plus, nous ne pouvons pas assurer notre mission à domicile »


Catherine Léo, 5ème vice présidente de la CTG, déléguée à l’action sanitaire et médico-sociale

Solidarité nationale


La CTG dit ne pas avoir les moyens d’assumer seule ce fardeau. Le président de l’Assemblée des départements de France semble sensible à la situation guyanaise :

« On voit bien ici que c’est difficile. Il n’y a que 28 personnes en termes d’effectif. C’est très compliqué et cela implique une solidarité nationale. »


Les professionnels réclament l’ouverture d’un nouveau centre de PMI sur la zone Cayenne-Matoury et plus de moyens pour que ces bébés aient droit aux mêmes soins que tous les enfants nés en Guyane.

Le reportage de Guyane.1