Centre hospitalier de Cayenne : les 17 urgentistes veulent une rencontre avec la direction sous l'égide d'une médiation

Service des urgences
© Jocelyne Helgoualch | Le service des urgences du Char

L’annonce a suscité beaucoup d’émoi auprès de la  population et des élus de Guyane. Le 3 mai dernier, 17 médecins des urgences du Centre hospitalier de Cayenne (sur 25) ont démissionné. Depuis, il n'y a pas eu d'avancées pour débloquer la situation préjudiciable aux usagers.

Catherine Lama
Publié le , mis à jour le

Depuis l'annonce de la démission collective de 17 urgentiste du CHAR, les réactions se sont multipliées.
Tous les élus appellent de nouveau à un véritable plan santé pour la Guyane mais au delà d’une véritable  politique de santé pour la Guyane, le centre hospitalier est de nouveau au centre d’un conflit social .
On peut s’interroger sur la manière de gérer les ressources humaines dans cet établissement. Pour preuve, il n'y a eu aucune réunion entre la direction et les démissionnaires depuis leur annonce voilà maintenant 6 jours.

Une réunion mais avec les 17 urgentistes démissionnaires et une médiation


Ces derniers sont prêts à rencontrer la direction, tous ensemble et sous l'égide d'une médiation. Une réunion a été programmée pour le 11 mai mais elle ne prévoit que la présence de 3 représentants des médecins démissionnaires. Ils s'insurgent et l'ont fait savoir par communiqué :

- Les 17 médecins urgentistes démissionnaires rappellent qu’ils ont pris, chacun, individuellement, la lourde décision de signer leur démission. Ils ne constituent pas un collectif. Les médecins qui s’expriment dans les média, le font en accord avec les autresmédecins. Ils peuvent le faire parce qu’ils représentent localement des syndicatsnationaux (SUdF, AMUF).
- Les 17 médecins qui se sont engagés dans une démarche mettant en jeu leur avenir professionnel doivent participer aux discussions qui suivent. Ils n’acceptent donc pas l’invitation à une réunion à laquelle tous ne peuvent pas participer.
- Ces 17 urgentistes demandent qu’intervienne une médiation n’ayant pas, préalablement à toute rencontre, professé son « soutien total à la Direction du CHAR ».
- Les urgentistes font appel au Conseil de l’Ordre des médecins de Guyane pour participer à cette médiation.


Le reportage de Guyane la 1ère