Un boxeur guyanais privé de championnat de France

Arnold Martinez
© guyane 1ère | Le boxeur Arnold Martinez

Arnold Martinez est classé 2ème poids légers national par la Fédération Française de Boxe. Mais ce dominicain d’origine, vivant depuis 17 ans en Guyane, ne peut pas disputer les championnats de France. Sa demande de naturalisation n’est pas « suffisamment fondée».

Laurent Marot Publié le , mis à jour le

Il est le champion 2016, de la Caraïbe. Au fil des combats, Arnold Martinez est devenu l’un des meilleurs de sa catégorie, au niveau national. Dans le dernier classement publié par la fédération française de Boxe, il est pointé 2ème poids légers de France, mais impossible de viser un titre national.
Agé de 28 ans, Arnold Martinez est né en République Dominicaine. Il vit en Guyane depuis ses 11 ans. Début 2016, il dépose une demande de naturalisation à la préfecture, pour devenir français. En mars 2017, il reçoit une réponse négative au motif que sa demande n'est pas suffisamment fondée.


Privé de championnat de France


Arnold a commencé la boxe à l’âge de 14 ans, en Guyane. Son mentor et entraîneur, Jacques Chinon, six fois champion de France, celui qui l’a détecté et formé, déplore  l’impasse dans laquelle se trouve son boxeur.
Contrat aidé dans un collège, Arnold Martinez entraîne aussi les jeunes du village chinois, à Cayenne. Il a d'ailleurs fait une démonstration sous les yeux de la ministre des outremers Annick Girardin lors de son passage en Guyane au mois de septembre. Privé de championnat de France,  Arnold Martinez joue désormais la carte mondiale. Le 15 décembre, il devrait boxer en Guyane pour le titre intercontinental WBF des poids légers.

Le reportage de Guyane 1ère

 

La réponse de la préfecture de Guyane

Selon la préfecture de Guyane, la demande de naturalisation d’Arnold Martinez a été « transmise aux services centraux compétents en la matière, en l'occurrence la sous-direction de l'accès à la nationalité française, agissant sous l'autorité de la direction de l'accueil, de l'accompagnement des étrangers et de la nationalité » au ministère de l’intérieur». Toujours selon la préfecture, « l'accès à la nationalité française est accordé par le Premier ministre sur proposition du ministère de l'intérieur. La sous-direction de l'accès à la nationalité française, chargée de l'instruction des demandes, n'a pas considéré la demande suffisamment fondée. En aucun cas, la préfecture n'intervient sur la décision d'une demande ». La préfecture indique enfin que « Monsieur Martinez peut déposer une nouvelle demande, davantage fondée, avec l'espoir, sans garantie, d'une réponse favorable à l'avenir ».
L.M.

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