Agression de deux journalistes de Guyane la 1ère le jour de Noël

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Le 25 décembre, la rédaction souhaitait faire vivre Noël dans un quartier d'habitat spontanné de Petit Lucas à Rémire Montjoly. Malheureusement ce reportage n'a pu se faire. Deux confrères Gael Ho A Sim et Pierre Tréfoux ont été pris à partie par un groupe d'individus les obligeant à fuir.

Corinne Bergeron/CL Publié le , mis à jour le

Mais heureusement et c’est le plus important. La casse n’est que matérielle : une caméra détruite. Venue en plateau au JT Soir, la rédactrice en chef adjointe Corinne Bergeron apporte les explications suiventes :

Nous saluons surtout le sang-froid dont nos deux journalistes ont fait preuve pour se sortir de ce guet-apens. Car c’est bien un piège qui leur a été tendu. Ils tournaient un reportage de Noël dans ce quartier d’habitat informel. Ils avaient déjà recueilli plusieurs témoignages des habitants. Et puis un groupe de jeunes, 18-20 ans environ, les a appelés, leur a fait signe de venir vers eux pour soit disant raconter leur Noël. En réalité ces jeunes les ont agressés gratuitement, semble-t-il, en tout cas on ne comprend pas pourquoi ils ont molesté le cameraman. Ils lui ont arraché la caméra avant de la détruire complètement. La bande se composait d’environ 10 personnes, qui avaient bu de l’alcool et qui se sont montrées très agressives. Nos collègues ont dû quitter précipitamment les lieux. Gaël Ho A Sim et Pierre Tréfoux nous assurent qu’ils vont bien, même s’ils ont eu très peur. Nous avons porté plainte auprès de la gendarmerie de Rémire-Montjoly.


Une agression qui est le fait de ces individus mais qui ne concernent pas les habitants de ce lieu ont cependant insisté les deux victimes :

Cet acte de violence n’est absolument pas représentatif de l’accueil qui leur a été réservé par les habitants du quartier. Des familles qui, malgré la précarité, s’efforcent d’offrir un Noël à leurs enfants. C’est ce que l’on voulait vous montrer ce soir dans le journal. Malheureusement les images ont été perdues. A ce sujet, nos reporters ont apprécié l’attitude de deux autres jeunes du quartier, eux pour le coup très amicaux. Suite à l’agression, ils ont proposé leur aide pour tenter au moins de récupérer les images du reportage. Sans succès, la caméra a semble-t-il été jetée dans une étendue d’eau.


Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Rémire-Montjoly. Les deux journalistes se portent bien même s'ils ont eu très peur.
Cet épisode de violence à l'égard de ces deux journalistes a été immédiatement condamné par l'ensemble des journalistes et les syndicats dont celui de l'Union de la Presse francophone de Guyane

Réaction du maire de Matoury

Le maire de Matoury, Serge Smock a aussi fait parvenir un communiqué dans lequel il apporte tout son soutien à tous les journalistes de Guyane qui subissent de tels méfaits avec une pensée particulière pour ces deux reporters qui ne faisaient qu'accomplir leur travail d'information.