Six tonnes de poissons saisies dans une tapouille clandestine

Tapouille brésilienne
© Marine nationale | Le Vitor Luis 6 au Dégrad des Cannes

Le 8 août, le patrouilleur de la Marine Nationale, la Capricieuse, a contrôlé dans dans la zone du Grand Connétable, un navire de pêche brésilien avec une cargaison de 6 tonnes de poissons. Il a été dérouté au port du Dégrad des Cannes. Le capitaine a été mis en garde à vue.

Laurent Marot Publié le

Régulièrement, dans l’actualité, nous évoquons l’arraisonnement de tapouilles de pêche clandestine dans les eaux guyanaises, mais ce qui s’est passé samedi après-midi est assez inhabituel par la quantité de poissons saisie. Selon la préfecture, une cargaison estimée à six tonnes de poissons se trouvait dans les cales, et surtout dans le filet de la tapouille brésilienne « Vitor Luis 6 » arraisonnée par la marine nationale non loin de la réserve naturelle du Grand Connétable, à quinze kilomètres de l’estuaire de l’Approuague. Il s’agit d’un navire de 14 mètres de long, avec 7 hommes à bord, et un filet de pêche de 4 kilomètres de long et de 3 mètres 50 de hauteur, qui était à l’eau. Comme en témoigne l’inscription sur sa coque, le bateau vient probablement du port de Belem, dans l’état du Para, au Brésil. Les six tonnes de poissons – 975 précisément, donc des grosses pièces, y compris des requins - ont été rejetées à la mer et le bateau dérouté vers la base navale de Dégrad des Cannes pour être mis au sec et saisi.

 
Le capitaine devant le tribunal mardi

Le capitaine brésilien, un homme de 41 ans, a été placé en garde à vue puis en détention provisoire. Selon le parquet, il dit être « venu pêcher dans les eaux territoriales françaises  car elles sont plus poissonneuses que les eaux brésiliennes ». Il comparaîtra mardi devant le tribunal correctionnel pour deux motifs : pêche illégale et utilisation d’un filet non autorisé (2500 mètres étant la longueur maximale autorisée dans les eaux guyanaises). Le 23 juin, le « Vitor Luis 6 » avait déjà été aperçu dans les eaux françaises par le patrouilleur « La Capricieuse », mais il avait  refusé d'obtempérer et avait pu échapper aux autorités.