Trois mules en garde à vue à Saint-Laurent du Maroni

Urgences du CHOG
© Nicolas Piétrus

Depuis lundi soir trois jeunes, tous originaires du Surinam sont en garde à vue au CHOG de Saint-Laurent-du-Maroni. Ils ont été arrêtés par la douane au cours d’un contrôle routier. Ils ont avoué avoir ingurgité des gélules de cocaïne. La drogue était destinée à la revente au marché européen.

NIcolas Pietrus Publié le , mis à jour le

Cette nouvelle arrestation vient confirmer une tendance, la capitale de l’Ouest Guyanais est devenue un passage obligé pour les trafiquants de drogue. Et le nombre de personnes arrêtées pour ces mêmes délits est en constante augmentation. 
Selon l'aveu des mules, il est beaucoup plus facile de passer par l'aéroport Félix Eboué pour acheminer la drogue en Hollande via la France. L'explication est simple : les principaux aéroports néerlandais sont équipés de scanners capables de détecter des produits stupéfiants même dans le ventre d'une personne. Un équipement qui n'existe pas à Félix Eboué. Et lorsqu'une mule arrive en France, c'est le principe du loto, cela passe ou cela casse. Le sort de ses passeurs est livré au flair des douaniers et là certains arrivent à passer à travers les mailles du filet.

Des chiffres alarmants

Depuis le mois de janvier 33 personnes ont été emprisonnées pour avoir été arrêtées en possession de cocaïne. Ce chiffre ne concerne que la seule région d'Iracoubo-Mana-Saint-Laurent du Maroni. Un chiffre important car sur l'ensemble de l'année 2014 une centaine de personnes ont été prises en possession de drogue. Les autorités se posent au moins une question : comment expliquer que malgré les différents reportages sur les médias, ces passeurs peuvent encore imaginer qu'ils ont des chances de tromper la vigilance des douaniers? La réponse est simple : les têtes de pont recrutent chez des personnes en grande précarité. On leur fait miroiter une somme comprise entre 2 à 3000€. un montant qui fait rêver, mais un rêve qui se transforme la plupart du temps en cauchemar avec un réveil en prison.