On ne revotera pas à Matoury et Saint-Laurent

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On ne revotera pas à Matoury et Saint-Laurent, les recours introduits par les candidats malheureux Jean-Pierre Roumillac et Robert Vivies ont été rejetés par le tribunal administratif. Les maires Gabriel Serville et Léon Bertrand continueront d'occuper leur fauteuil de maire.

José Charles-Nicolas Publié le , mis à jour le

C'était au soir du 30 mars dernier, au terme d'une campagne musclée et d'une longue soirée électorale, Gabriel Serville était élu maire de Matoury. Avec 48 voix d'avance, le député de la 1ère circonscription de Cayenne mettait un terme à plusieurs décennies de règne dynastique de Raoul Roumillac, puis de Jean-Pierre Théodore, son fils.
Une quarantaine de voix en moins, plus qu'il n'en faut pour introduire un recours en annulation. Une requête qui stigmatisait la validité de certaines procurations ainsi que l'ordre de présentation de deux candidates proche de Gabriel Serville aux élections communautaires.

Matoury garde son nouveau maire Gabriel Serville

Une semaine après les conclusions du rapporteur public et suivant ses dernières recommandations, le tribunal administratif à son tour, a conclu au rejet de la protestation électorale présentée par Jean-Pierre Théodore Roumillac. En conséquence, le tribunal administratif a également confirmé l'élection de Gabriel Serville, désormais maire de Matoury. Une élection confirmée qui génére ainsi quelques modifications au niveau de la représentation matourienne au sein de la communauté d'Agglomération du Centre Littoral. Après rectification, Anne Michèle Robinson siègera à la place de Sabrina Higth.

Léon Bertrand confirmé à son poste de maire

Même cas de figure à Saint-Laurent du Maroni où Robert Viviès avait lui aussi introduit un recours suite à l'élection de Léon Bertrand. Là aussi le tribunal administratif a suivi les conclusions du rapporteur public et a rejeté ce recours confirmant ainsi l'élection de Léon Bertrand. 
En effet, dénonçant des manoeuvres pour l'empêcher de se présenter la candidat Viviès avait fait valoir que l'un de ses colistiers figurait aussi sur la liste de Léon Bertrand, motif de non enregistrement de sa liste par le sous-préfet de Saint-Laurent du Maroni.
Dans sa conclusion, le tribunal administratif a souligné l'absence de manœuvre pouvant entacher le scrutin.

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