Municipales 2014, l'avènement du parti des "Sans étiquette"

Visuel élections municipales
© Casner Hilaire

La liste d’ouverture se comprend et peut se justifier. Les listes sans étiquette aux municipales, cela se comprend moins et pourtant, elles foisonnent encore cette année et interpellent. Car quoi qu’on en dise, l’élection municipale est très politique.

Bertrand Villeneuve Publié le , mis à jour le

Sans étiquette serait-ce sans perspectives. Juste une manière de ne pas effrayer avec le risque de ne rien faire parce qu’on n’a jamais été d’accord sur l’essentiel à savoir le sens politique de l’action. En conséquence, il faut se demander si être sans étiquette n’est pas une fausse bonne idée.

Le risque de l'immobilisme

Le mot idéologie semble injurieux aujourd’hui alors qu’il signifie simplement clarté. Comme s’il était impensable d’entendre, de comprendre l’autre, de partager et travailler avec lui tout en ayant à la base un positionnement très clair. La liste sans étiquette a pour argument « l’élection municipale est une élection de proximité il faut rassembler toutes les bonnes volontés ». Ces volontés, bonnes, sont elles moins mobilisables derrière un leader dont on sait clairement ce qu’il veut faire. Sans étiquette n’est pas l’assurance d’une action idéale à mi chemin entre le tout social et le tout libéral. C’est plus sûrement un risque d’immobilisme voire d’éclatement. Les exemples sont sous nos yeux.
Les programmes sur lesquels doivent reposer l’action, ils ne peuvent être réellement efficaces que si politiquement les colistiers sont d’accord sur un point d’arrivée et le comment y arriver. Donc s’ils ont tracé le chemin… Et c’est cela une idéologie.