Chikungunya: les ventes de répulsifs ne décollent pas

répulsifs

La Guyane compte maintenant 17 cas de Chikungunya dont la moitié a été contractée dans le département. En phase 2 de circulation du virus, il est urgent de se protéger. Avec la destruction des gîtes larvaires, les répulsifs sont en tête de liste des moyens pour éviter les piqûres du moustique.

Frédéric Larzabal
Publié le , mis à jour le

Les institutions chargées de la lutte contre le Chikungunya ne cachent plus leur extrême préoccupation, les alertes à la prévention sont incessantes et pourtant la vente de répulsifs dans les officines n’augmente pas.Dans une pharmacie, une cliente confie qu’avec l’arrivée du chik, il faudrait faire un effort sur ces produits et les rendre accessibles au plus grand nombre. Les  pharmaciens se défendent en expliquant que les marges sont faibles et que les prix pratiqués sont même souvent inférieurs  à ceux de la métropole.


Responsabiliser la population

Le pharmacien Eric Bourdin  a doublé ses stocks dans la crainte d’une rupture. Il explique que c’est un problème de santé publique et qu’il y aura certainement des offres sur ce type de produits. En période d’épidémie, La Réunion et la Nouvelle Calédonie avaient distribué gratuitement des répulsifs. En Guyane Christian Meurin le directeur de l’Agence Régionale de Santé de Guyane est convaincu que les ressources publiques sont plus efficaces pour  la prévention, comme la destruction des gîtes larvaires. Avec la distribution gratuite, il craint d’obtenir l’effet inverse en déresponsabilisant la population qui laisserait les moustiques se reproduire autour des maisons.


Les répulsifs restent un produit chimique.

Ces produits chimiques ne sont pas conseillés aux nourrissons, aux enfants en bas âge et aux femmes enceintes. Des listes de produits adaptés à toutes les situations sont disponibles en pharmacie, ou sur les sites internet de la préfecture, de l’ARS et du ministère de la santé.

Reportage de T. Stamfler et K. Weishaupt


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