Essence : les transports et le bâtiment souffrent

La course aux bidons d'essence
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Quelles seront les conséquences économiques de la grève des stations-service? Les professionnels des transports et du BTP en font déjà les frais. Si le blocage devait perdurer au delà des trois prochains jours, ils connaîtraient de sérieuses difficultés

Laurent Marot/Catherine Lama Publié le , mis à jour le

Les petites entreprises souffrent plus que les grosses. Cela se vérifie dans la situation actuelle de blocage orchestré par les gérants de stations-service.
Transport ou bâtiment, la plupart des grandes entreprises ont leurs cuves de gazole, approvisionnées directement par les pétroliers. Le conflit a donc peu d’incidences sur leur activité sauf quand même une gêne signalée pour les salariés, qui doivent eux faire le plein pour se rendre sur leur lieu de travail. D'où parfois des retards voire des absences de certains employés.


Un quotidien difficile pour les transporteurs scolaires

La situation est plus délicate dans les sociétés qui n’ont pas de cuves de gazole, comme par exemple "Les transports Zéros", une société qui opère avec dix bus, basés à Macouria. Des bus qui doivent attendre, comme tout le monde, dans les stations pour se ravitailler. Pour le moment, cette société s’adapte pour assurer le transport de 350 lycéens et collégiens entre Macouria et Cayenne mais si la fermeture de mardi et mercredi se prolongeait au-delà, alors il y aurait un sérieux problème. Autres professionnels qui font la grimace : les artisans du bâtiment, qui eux aussi n’ont pas de cuves.

Les artisans du bâtiment dans l'impasse

Rénold Pinttiève, artisan maçon fait l'amère expérience de la grève perlée pour les carburants. Faute de cuve, il est tributaire des stations. Son activité s'en ressent, il a notamment un chantier sur Kourou qu'il ne pourra pas livrer à temps, car il y a travaillé irrégulièrement durant le mois.
Aujourd'hui Rénold compte acheter une petite cuve ou un fût pour avoir une réserve de gazole, afin de garantir la continuité de son activité en cas de fermeture des stations au delà de mercredi. Une dépense imprévue dont se plaint l’artisan, qui comme tous les autres acteurs économiques, espère bien que ce conflit s’achèvera cette semaine.

Renaud Terrazzoni a fait l'historique du mouvement depuis un mois.

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Historique conflit essence