Le Parti Progressiste Guyanais critique la charte du Parc Amazonien

Inselberg au nord de Camopi
© Franck Leconte | Inselberg au nord de Camopi

« On fige la conscience humaine ». La charge en dit long sur les griefs opposés par le Parti Progressiste Guyanais au projet de charte du Parc Amazonien en phase d’enquête publique depuis le 11 janvier.

Jessy Xavier Publié le , mis à jour le

Pour le président du PPG, Jean-Marie Taubira, la période même dans laquelle s’ouvre le débat n’est pas adéquate. « C’est un constat, les gens ne sont pas mobilisés, faites une enquête, personne ne sait que la charte est en consultation » avance l’homme politique en faisant référence à la période carnavalesque.  
L’enjeu est pourtant là. Cette question déterminera l’orientation dans les années à venir du parc national et les conséquences pour les générations futures, explique en substance le PPG. Il faut donc que l’opinion s’empare de la problématique. Si l’enquête s’attache d’abord à recueillir l’avis des populations de l’intérieur, le développement de la Guyane passe par l’ensemble du territoire, il y a donc un impact global pour le parti de gauche.


Une charte qui" fige les personnes"

L’une des critiques portées par Jean-Marie Taubira concerne la forte contrainte sur le développement que fait peser la zone cœur du Parc. La zone de libre adhésion permet effectivement l’installation d’activités économiques mais du moment qu’elle ne se traduit pas par des effets négatifs sur la zone de cœur. D’où l’interrogation de Jean-Marie Taubira qui estime que cette zone, la plus restrictive, qui représente près de 2 millions d’hectares, soit 60% de la superficie du Parc, « fige les personnes ».
Le PPG estime également que la position des communes n’est pas suffisamment affirmée au sein de l’institution.
Autant de sujets que le parti compte amener au plus près du public en se déplaçant en commune dans les semaines à venir.