Guyane : la tension retombe et les discussions sont lancées à la préfecture [Synthèse de la journée]

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Les discussions entre les collectifs de Guyanais et les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer Matthias Fekl et Ericka Bareigts, qui visent à sortir la Guyane de plus de dix jours de conflit social, ont pu commencer ce jeudi après des débuts difficiles. Retour sur la journée.

La1ère / Guyane1ère Publié le , mis à jour le

Premier ultimatum. En début de matinée, le collectif des "500 frères" a d'abord demandé aux autorités de retirer les barrières de sécurité installées autour de la préfecture avant d'entamer toutes discussions avec les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer, arrivés mercredi de Paris. Ils ont obtenu gain de cause. Ensuite, ce sont les "500 frères" eux-mêmes qui ont assuré le cordon de sécurité toute la journée face aux manifestants venus nombreux soutenir les collectifs à l'intérieur de la préfecture.

La présence de la presse. Deuxième préalable au début des discussions, les collectifs ont exigé que la presse puisse assister aux négociations. Mais ils ont essuyé une fin de non-recevoir et sont alors sortis de la préfecture. Les discussions sont restées au point mort plusieurs dizaines de minutes. Les collectifs ont rejoint les centaines de manifestants venus les soutenir sous une pluie battante. La tension est montée devant la préfecture de Cayenne. Un face à face a lieu entre la population et les forces de l'ordre.


Un compromis a finalement été trouvé entre les collectifs et les ministres sur la présence des médias. La presse a été autorisée à assister à la première demi-heure d'échanges. Elle s'est ensuite retirée de la réunion puis des comptes-rendus devaient être effectués devant la presse toutes les demi-heures.

Premier compte-rendu. Après plus d'une heure de discussions, collectifs et ministres ont suspendu leurs discussions. Depuis le balcon de la préfecture, l'un des porte-parole des "500 frères" s'est adressé aux manifestants avec un porte-voix.

Les discussions suspendues. Les collectifs ont remis à Matthias Fekl et Ericka Bareigts leur cahier de revendications. "Pour être efficient, nous leur avons demandé des réponses concrètes par écrit sur tous nos points de revendications, ils se sont engagés à nous les apporter d'ici vendredi soir, ou samedi matin. Ensuite, nous les analyserons et nous entrerons alors dans le temps des négociations," a expliqué à la sortie Davy Rimane de l'UTG Eclairage, sur Guyane 1ère.

Les excuses de la ministre. Après cette première prise de contact, le cycle des discussions semble lancé. En fin d'après-midi, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts s'est avancée sur le balcon de la préfecture. "Toutes mes excuses au peuple guyanais" a lancé la ministre alors que des collectifs lui reprochaient de ne pas avoir mesuré l'ampleur de la contestation sociale en Guyane. "J'ai vu un ministre faire preuve de dignité et de beaucoup de respect, a réagi Davy Rimane de l'UTG Eclairage sur Guyane 1ère. Elle a osé le faire devant le peuple guyanais et pour cela j'ai un profond respect pour elle".

La mobilisation continue. Pour autant, les différents collectifs appellent ce jeudi soir la population à rester mobilisée sur les différents barrages érigés dans le département. "Les discussions ont commencé, mais nous n'avons pas encore d'avancées concrètes. La balle est dans le camp de l'Etat", ont précisé les porte-paroles des différents collectifs. 

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