En Guyane, Auplata en marche vers une (r)évolution

AUPLATA
© Alain Jeannin | Luc Gérard Nyafé, PDG d'Auplata

Le chiffre d’affaires de la compagnie minière en 2018 s’est établi à 1,3 millions d’euros, en baisse de -74 %. Le rapport financier explique ce résultat par une redéfinition du modèle économique ainsi que par les coûts de construction de l’usine nouvelle de Dieu Merci.
 

Alain Jeannin
Publié le , mis à jour le

La baisse du chiffre d’affaires est liée à un changement de technique industrielle qui a nécessité une transition et l’arrêt provisoire de la production d’or indique Auplata dans son rapport de résultats annuels 2018. Les ventes d'or ont représenté 700.000 euros en 2018 contre 3,6 millions d'euros en 2017. 
 

Usine nouvelle

La compagnie minière pense toujours finaliser prochainement la construction de son usine de cyanuration de l’or en circuit fermé, sur le site minier de Dieu Merci en Guyane qui se situe sur la commune de Saint-Elie, à 120 kilomètres environ à l'ouest de Cayenne. Les travaux se poursuivent et Auplata déclare avoir choisi des "standards d’excellence" : "Nous avons choisi de démarrer avec une petite usine" a expliqué Luc Gérard Nyafé, son PDG. La transformation du modèle industriel nécessite de nouveaux ajustements et le montage, notamment, d’une ligne de broyage "actuellement en cours d’installation" précise le communiqué d’Auplata.
 

Filière industrielle

L’homme d’affaires belgo-congolais, qui a fait fortune en Colombie avec son fonds Tribeca Asset Management, veut construire une société polymétallique de premier plan, opérationnelle dans plusieurs pays, afin d’extraire les métaux nécessaires à la transition énergétique. L’extraction de l’or en Guyane reste une composante importante du groupe : " l’industrie aurifère pourrait être la deuxième source de revenus de la Guyane après le Centre spatial" a estimé Luc Gérard Nyafé.

Auplata espère créer entre 350 et 400 emplois directs dans le département d'Amérique du Sud qui compte cinq gisements aurifères de taille mondiale.