Le propriétaire du Karissima débouté par le Conseil d'Etat

Evacuation Karissima
© Y. Yacou

Le Conseil d’Etat a débouté le propriétaire du Karissima, ce restaurant de la Datcha, au Gosier, détruit en 2017. Les magistrats ont estimé que la construction était illégale. Didier Lordinot ne compte pas en rester là. Il se tournera vers la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Peggy Robert Publié le , mis à jour le

Souvenez vous de l’affaire Karissima Plage, du nom de ce restaurant installé sur la plage de la Datcha et rasé en juillet 2017, sur décision du Tribunal Administratif de la Guadeloupe, ce malgré la contestation populaire.

Jusqu'au dernier recours

Dès la destruction de l'établissement, son propriétaire avait annoncé son intention d'aller en justice. Une procédure qui n'a pas été en sa faveur. Les magistrats ont considéré que cette construction avait été érigée illégalement. Le propriétaire avait fait appel de cette décision devant le Conseil d’Etat. Mais il a été débouté il y a quelques jours. Didier Lordinot, ne s'avoue pas pour autant vaincu. Il a l’intention de se tourner vers la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dernier recours possible.


D'autres établissements menacés ? 

Concernant les trois autres établissements de cette plage… la  Casa Datcha, One Love, OM Saya, ils font toujours l’objet d’une levée de bouclier d’un collectif de riverains qui dénonce les entraves que constitue ces restaurants…
De son côté, la mairie de Gosier rappelle dans un communiqué qu’ils ont déjà fait l’objet de plusieurs procès-verbaux pour travaux et aménagements non autorisés et occupation présumée du domaine public maritime.
Pour autant, la municipalité ne précise pas ce qu’il adviendra de ces 3 établissements.
Mais pour Ruddy Teissier, soutien de Didier Lordinot et membre du collectif "Gwadloup an mouvman", les Guadeloupéens doivent réinvestir l'espace public. 

Ruddy Teissier, Gwadloup an mouvman