La France grande favorite face au Canada en Coupe Davis

Equipe de France de Tennis
© O. Menel

Les belligérants Canadiens et Français ont dévoilé leurs biscoteaux à la Presse sur le site du vélodrome Amédée Detreaux à Baie-Mahault.

O. Ménel Publié le , mis à jour le

Temps mitigé à Gourde Liane. Des nuages assombrissent le ciel qui ouvre les vannes par instants, libérant la chaleur accumulée dans le sol. Il fait bien 30 à 32°. Cameramen et photographes s’agglutinent sous la tente où le Canada et la France doivent successivement faire un point presse.
Le Capitaine de l’équipe Canadienne, Martin Laurendeau, confirme ce que chacun sait déjà. Milos Raonic, meilleur joueur de l’équipe au fanion à la feuille d’érable écarlate, est contraint au forfait sur blessure. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Daniel Nestor, spécialiste du Double est lui aussi resté à la maison. Adil Shasmasdin et Philip Bester les remplacent au pied levé et complètent Kasek Pospisil et Franck Dancevic. Les Canadiens gardent le moral mais de fait l’équipe a moins fière allure. Même s’ « il faut croire en la victoire » comme le martèle Martin Laurendeau, à l’évidence pourtant la France est la grandissime favorite de ce match. Elle aligne ses meilleurs spécialistes de terre battue avec notamment le 1er et meilleur d’entre eux  Jo-Wilfried Tsonga, 9ème au classement ATP, après avoir perdu quatre rangs depuis 2012. Gaël Monfils (17ème ATP) ne cache pas sa joie de jouer pratiquement à domicile. « C’est hyper motivant d’être ici. On a à cœur de bien faire ! » Affirme l’éponyme du complexe sportif de Petit-Bourg. Ce serait bien le diable ! Si avec la complicité de Richard Gasquet (10ème ATP), Gilles Simon (19ème ATP) et Edouard Roger-Vasselin (136ème ATP) ces joueurs émérites ne franchissaient ce cap. La présence de Yannick Noah en tant que Capitaine d’équipe constitue un atout stratégique et psychologique indéniable. Le vainqueur de Roland-Garros en 1983 a su imposer son coaching en Coupe Davis à deux reprises. A Lyon Contre les Etats-Unis en 1991 (3/1) et à Malmö contre la Suède en 1996 (3/2). Par ailleurs la France historiquement a battu le Canada à chaque confrontation directe, ce qui la place encore en position hégémonique.
Vendredi à Gourde Liane, à deux reprises, raquette en mains un Français et un canadien seront face à face. Dès l’issue de ces deux matchs nous serons quasiment renseignés sur le sort guadeloupéen des uns et des autres. 

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