Quoi donc ?


« Ha mais c’est tout le temps comme ça, Madame ! Surtout sur les vols en provenance et au départ de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ! »
La scène se passe un jeudi après-midi, dans la zone d’arrivée de l’aéroport international « Guadeloupe - Pôle Caraïbes », après 30 minutes d’attente devant un tapis roulant qui ne rend aucune valise.
Face aux clients de deux compagnies aériennes, l’employé aéroportuaire du service « réclamation bagages ».
Jour après jour, il lui appartient d’informer les voyageurs que leur commandant de bord a décidé, avant le départ, de débarquer leurs bagages, pour réguler le poids de l’avion. Des effets personnels qui peuvent être acheminés, soit par un vol ultérieur, soit par un vol parallèle qui atterrit en zone de fret.
Leurs propriétaires ont alors le choix de remplir un formulaire de réclamation et de partir… ou de rester attendre sur place, en espérant que le bagage soit bel et bien à l’approche.

Ceux qui fréquentent régulièrement les aéroports Grand-Case/Saint-Martin et Gustavia/Saint-Barthélemy y sont habitués. Si bien que beaucoup n’enregistrent rien ; ils se contentent d’un bagage-cabine… cabine, ainsi, vite surchargée.
 

Mais pourquoi ?


La responsable de la communication de l’une des compagnies qui procèdent à ce type de délestage de bagages a accepté de nous expliquer : « Les pistes de ces deux aéroports sont très courtes. Les conditions d’exploitation sont donc fluctuantes, en fonction de la météo et du remplissage des vols. Le commandant de bord se voit, certaines fois, obligé d’adapter la capacité offerte, au décollage, pour pouvoir prendre tous les passagers. Le levier c’est la capacité fret. ».

L’argument est parfaitement plausible et acceptable.
 

Oui mais… !


Ce qui choque c’est que, bien souvent, les passagers ne sont pas informés, ni au décollage, ni à l’arrivée !
Ce jeudi après-midi, aucun employé des deux compagnies concernées n’est venu à la rencontre des clients pour leur expliquer la situation, ni présenter des excuses pour les désagréments occasionnés.

Là, c’est zéro pointé !