Ce dimanche matin, ils étaient nombreux à s'agglutiner devant la baie de la Porte d'Enfer.... Très peu de temps d'ailleurs, juste le temps de constater par soi-même ce que des photos transmises sur les réseaux sociaux, affirmaient sans explications. Ils n'en auront pas plus d'ailleurs sur place, mais ils auront vu de leurs propres yeux.
Vu, et surtout, senti. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nul ne s'attarde sur les lieux. L'odeur des sargasses en putréfaction est insupportable. Alors, sitôt vu, sitôt parti.
Et pourtant, c'est dans cette odeur nauséabonde que se trouve l'explication du mystère. L'odeur, et surtout, la présence des algues. Elles ont progressivement envahi l'endroit et, une fois entrées dans le chenal, faute de vent, elles y restent. Elles forment alors une sorte d'éponge qui aspire l'eau et, sous l'effet du soleil, finissent par l'évaporer, donnant ainsi l'impression que la mer s'est retirée de plusieurs mètres.
 
SARGASSES A LA PORTE D ENFER

 

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E. Stimpfling
Un phénomène qui n'est pas irréversible. D'abord, parce que les bancs de sargasses sont de moins en moins nombreux à venir s'échouer sur les côtes de la Guadeloupe, ensuite parce que celles qui y sont, en se décomposant devraient disparaître, libérant la mer de l'emprise qu'elle subit en ce moment.

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E. Stimpfling
JEAN MARIE FLOWER ECOLOGUE
En attendant la fin du supplice du site, il faut éviter d'aller marcher sur les algues. Imbibées d'eau, elles peuvent constituer une tourbe et piéger celui qui s'y aventure