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En ce milieu du mois de septembre 1928, en Guadeloupe les services météo ne sont pas ceux qu’ils sont aujourd'hui
Conséquence, les habitants de l’île ignorent qu’un ouragan les menace.
Dès le 11 septembre les signes annonciateurs sont pourtant là. Le ciel est bas et lourd et la mer enfle…
Dans la nuit, le vent se déchaîne. Mais dans la colonie, l’inquiétude n’est toujours pas de mise.

La catastrophe est annoncée

Au matin le spectacle des éléments en fureur alerte tout de même certains, mais ne n’est qu’à 10H qu’on obtient confirmation du pire. Un télégramme expédié depuis Porto-Rico, situe le centre d’une dépression cyclonique à seulement 300 miles de la Guadeloupe. Sa trajectoire probable la ferait passer droit sur notre île.
La nouvelle est vite relayée et dans toutes les habitations le bruit des marteaux renforçant les portes et fenêtres se fait entendre.
Mais d’un coup la tempête est là et tout est dominé par le crissement des tôles froissées et le hurlement sinistre du vent.
Dès la mi journée plusieurs maisons sont arrachées de leurs fondations. Dans certaines zones la situation est carrément désespérée. Venu de la mer, un véritable mur d’eau s’abat dans les rues de Pointe-à-Pitre.

Avec l'oeil un court répit

A 14H c’est l’accalmie… Elle est de courte durée puisqu’il ne s’agit que du passage de l’œil du Cyclone. Car tout de suite après, comme s’il s’était juste reposé un instant, le vent se remet à souffler pour jeter à bas tout ce qui reste debout.
Après plusieurs heures d’angoisse vers 19H, les rafales se calment. Pour ceux qui se risquent dehors, la vision est horrible. Les rues des bourgs sont encombrées de maisons renversées. Quand au bilan il est inimaginables… Officiellement le cyclone de 28 a fait pas loin de 1300 morts. Quand aux infrastructures du pays elles sont détruites.
A la suite de la reconstruction la Guadeloupe va ainsi changer totalement de visage.

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12 SEPTEMBRE 1928