Les études techniques terminées, les premières installations devraient commencer le mois prochain. Les radars tourelles seront développés sur l’ensemble du territoire. Ils devraient être installés dans les zones les plus accidentogènes ou aux abords des sites sensibles. Ils seront itinérants. Une centaine de lieux pourront les accueillir. Objectif : inciter les automobilistes à lever le pied pour réduire le nombre d’accident.
 

50 radars tourelles d'ici fin 2018

Des mats de 4 mètres de haut en bord de route… Entre octobre et juin prochain, 100 tourelles seront déployés, 50 d’ici la fin de l’année, 50 autres en 2019. Toutes devraient être opérationnelles d’ici les grandes vacances. Mais ce seront souvent des leurres. En réalité, seuls 20 radars, nouvelle génération, y prendront parfois place. Capables de flasher 32 véhicules simultanément, ils passeront régulièrement d’un site à l’autre. Avec ce système de rotation, l’automobiliste ne saura pas donc pas en passant devant si à cet instant, il est en présence ou pas d’un détecteur de vitesse. Une incertitude et un impact psychologique qui devrait l’inciter à ralentir pour ne pas prendre le risque de voir son nombre de points de permis fondre comme neige au soleil.
 

Et bientôt de nouvelles fonctions 

Au départ, seule la vitesse sera surveillée mais à terme d’autres fonctions telles que le respect des distances de sécurité, des feux rouges, le port de la ceinture, la non utilisation du téléphone pourraient également être activées.
Si la Guadeloupe a été choisie comme département pilote, c’est en raison du nombre d’accidents mortels particulièrement élevé chez nous. Mais au-delà de la réduction du nombre de collisions, les caisses de l’Etat devraient aussi se remplir. Les recettes liées aux amendes devraient en effet croître de 10%.