L'affaire des crèches portée en justice par l'UTAS-UGTG

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© Ch. Horn

Le secteur de la petite enfance est sinistrée. Après la fermeture de 7 crèches en Guadeloupe depuis septembre 2017, l’UTAS-UGTG tape du poing sur la table. Le syndicat a décidé de déposer une plainte contre la famille Gabali

F. Aristide, Ch. Horn et E. Stimpfling Publié le , mis à jour le

Depuis septembre dernier, trois de ces structures associatives ont déjà été liquidées : « Culture d’Enfance », qui gérait l’Espace multi-accueil du Gosier ; la Passerelle à Lamentin ; et Bambinou’s Palace à Baie-Mahault. Et une quatrième crèche (« Enfance et Bonheur » au Moule) devrait subir le même sort, après la prorogation artificielle de son activité jusqu’en juillet, décidée jeudi par le tribunal.
A ce jour, 150 salariés au total ont perdu leur travail et 300 enfants sont sans mode de garde. L’Union des travailleurs de l’action sociale soupçonne le clan Gabali d’être au cœur d’un système nébuleux, qui a conduit à ces liquidations en série. Elle a donc déposé plainte pour détournement de fonds publics, escroquerie, banqueroute, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, abus de confiance…

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Et à entendre l’UTAS-UGTG lors de sa conférence de presse ce mardi matin, la famille Gabali est allée loin, trop loin.