"59°, une terre, des hommes, un rhum"

59°
© D. Dabriou

Encore quelques jours avant la fin de l’exposition "59°" du photographe guadeloupéen Daniel Dabriou. L’exposition connaît un vif succès notamment auprès des touristes de passage dans le centre-ville.

Ch. Martial Publié le , mis à jour le

C’est une chronique du Rhum que nous raconte les photographies de Daniel DABRIOU. L’exposition ‘’59°, une terre, des hommes, un rhum’’ est composée d’une variété de clichés, de formats, de couleurs et parfois de clair obscur.
De la fabrication à la fermentation, le photographe fige les diverses vies du liquide agricole mais aussi celles de ceux qui le font.
L’objectif de Dabriou s’immisce et se glisse au cœur des distilleries, de la machinerie. L’artiste choisit la photo documentaire pour nous plonger dans les univers du Rhum. Des rhumiers qui le boivent à ceux qui contemplent la robe ambrée, d’un rhum vieux. ‘’ 59°’’ nous fait sentir les arômes  du rhum mais encore plus, les senteurs des terres qui le produise.
Avec ses photos, Daniel Dabriou expose l’authenticité de la terre et des hommes. Deux éléments, sans lesquels le caractère du rhum ne se révèle.
Diversité de cadres, de techniques, cette exposition du photographe guadeloupéen raconte la minutie d’un travail de fabrication. ‘’59°’’ raconte les hommes et leur rapport au rhum comme une danse mystique et interdépendante.
Dabriou a capté le goût, les odeurs et la vérité du Rhum, qu’il nous raconte le temps d’une ballade photographique.

59°...2
© D. Dabriou

De lui, Daniel Dabriou dit : 

"Mes pratiques photographiques oscillent entre l’esthétique documentaire et des univers construits de toutes pièces et structurés comme de « miroirs-portes » ouvrant sur nous, caribéens, et plus singulièrement Guadeloupéens. Je porte un regard néo endogène, très éloigné des stéréotypes exogènes qui nous représentent. Je me nourris des rencontres, des confrontations, des partages, qui m’ont enrichi toutes ces années passées entre études, voyages, découvertes des autres et monstration de soi.
Aujourd’hui, je regarde la société caribéenne dans laquelle je vis, de dedans et de dehors, je mixe en permanence des esthétiques différentes et un regard endogène, mon objectif étant de faire de mes photos des portails…"