Des partisans du Jihad aux Antilles

Hommage aux victimes
© O. Lancien

Alors que la Guadeloupe rend hommage aux victimes des attentats de Paris, des interpellations de partisans du Jihad dans notre région démontrent la nécessité de prendre la situation au sérieux aux Antilles comme ailleurs

J-C. Théobald et O. Lancien Publié le , mis à jour le

Les hommages se multiplient. Après les Eglises hier, ce sont les autorités civiles qui souscrivent aujourd'hui à ce mouvement de solidarité et de recueillement. Dès ce matin, à Saint François, un hommage a été rendu aux victimes des attentats de Paris; ils précèdent le recueillement proposé par Ary Chalus demain soir à Petit Bourg et la grande marche unitaire organisée par Victorin Lurel et Jacques Bangou.
Mais les mesures de sécurité prises un peu partout ont déjà donné des résultats : Trois Syriens, voyageant avec des faux passeports grecs, ont été arrêtés samedi soir (14 novembre) à Saint-Martin, à leur descente d'avion à l'aéroport Princess Juliana, qui se trouve dans la partie hollandaise de l'île. Les trois hommes étaient arrivés à bord d'un vol en provenance de Haïti. Ils ont été placés en détention provisoire en attendant une enquête approfondie. Ils comptaient se rendre aux Etats-Unis. En raison des attentats parisiens, la police de Saint-Martin est en alerte et appelle la population à la plus grande vigilance.

Voir aussi le point consacré à cette affaire

Voir aussi le commentaire d'un agent de la PAF à Saint Martin :

Notons aussi que, selon certaines sources policières, tout récemment, un originaire de la Martinique parti au "Jihad" voulait revenir pour commettre un attentat à l'aéroport Aimé Césaire en Martinique. Une information non confirmée par les autorités. 

La fiche S (pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ») n’est en réalité qu’une des nombreuses catégories d’un fichier vieux de plus de quarante ans : le fichier des personnes recherchées (FPR). Créé en 1969, il comporterait plus de 400 000 noms, qu’il s’agisse de mineurs en fugue, d’évadés de prison, de membres du grand banditisme, de personnes interdites par la justice de quitter le territoire, mais aussi de militants politiques ou écologistes (antinucléaires, anarchistes, etc.).(Source Le Monde)