La Caisse d'épargne Provence Alpes-Corse rachète la BDAF

BDAF

Le feu vert des autorités de tutelle pour le rachat de trois banques des outre-mer. La Banque de la Réunion, celle de Saint-Pierre et Miquelon, mais surtout la BDAF, la Banque des Antilles Françaises, sont désormais dans le giron de la CEPAC, la Caisse d'Epargne Provence-Alpes-Corse.

François-Joseph Ousselin
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Ce vendredi matin l'autorité de contrôle des Banques et Assurances de France et la BCE, la Banque Centrale Européenne, ont donné un avis favorable. Mais en Guadeloupe et Martinique ce projet d'acquisition a déjà fait couler beaucoup d'encre.

Elle avait provoqué la colère des organisations syndicales de Guadeloupe et de Martinique. En décembre dernier, elles se sont mobilisées pour dénoncer la perte d'un patrimoine essentiel pour nos régions. La Banque des Antilles françaises craignait à l'époque la suppression de 130 postes dans le projet de restructuration de l'entreprise. Les politiques étaient même montés au créneau, interpellant le gouvernement à l'Assemblée Nationale ou au Sénat.
La CEPAC, la Caisse d'Epargne Provence-Alpes-Corse a mis sur la table 314 millions d'euros pour racheter à la BPCE, la Banque Populaire Caisse d'Epargne ces trois fleurons financiers des Outre-mer.

La BDAF doit être intégrée au réseau caisse d'Epargne de la Guadeloupe et de la Martinique. Selon les analystes financiers, la fusion amènerait une augmentation de 25% de son produit net bancaire à la Réunion, à Saint-Pierre et Miquelon et en Guadeloupe. 
Pour apaiser les tensions sociales, la CEPAC lancera dans les prochaines semaines des séminaires d'intégration avec des collaborateurs. Une fusion des système informatiques doit aussi être lancée.