Victorin Lurel réélu Président du conseil régional de Guadeloupe

hémicycle du conseil régional
© 4LP | Hémicycle du Conseil Régional de la Guadeloupe

Pas de surprise à la la Région Guadeloupe, ce matin : Victorin Lurel a retrouvé son fauteuil de président, avec 31 voix sur 38 votants.

Catherine Le Pelletier
Publié le , mis à jour le

Réélection joyeuse

 Ambiance de fête,ce matin, dans l’hémicycle du conseil régional, où Victorin Lurel a été réélu à la Présidence, avec 31 voix. Le vote, sans surprise, a fait apparaître par ailleurs, 4 bulletins blancs et 3 bulletins en faveur de Cédric Cornet, seul autre candidat déclaré. C’est avec un hommage appuyé à Josette Borel-Lincertin que l’ancien Ministre a commencé son discours d’investiture.
 

« J’ai beaucoup appris »

« Je ne suis pas tout à fait le même, j’ai beaucoup appris ». Victorin Lurel a choisi d’axer sa politique sur des transformations, essentielles selon lui, pour achever le mandat de 11 mois de l’actuelle majorité ;  il met tout d’abord l’accent sur une transformation sociale qui, selon lui, est indispensable, « la voie du dialogue social doit être retrouvée, j’y suis prêt », dit-il.
 

Transformation politique ? 

Dans son chapitre consacré à la politique, étonnamment, le président de Région a choisi de saluer l’action du Parti Communiste Guadeloupéen, qui « mérite notre respect ». Quant à la grande consultation populaire pour changer les bases structurelles de la Guadeloupe, il n’est pas favorable à son organisation dans l’immédiat : « le peuple ne m’a pas donné mandat pour cela ». Victorin Lurel a même laissé entendre qu’après 2015, une discussion pourra être réalisée, pour une consultation en 2017, voire 2018.
 

Les grands chantiers

Parmi les grands chantiers de la Région, le « nouveau » président a mis l’accent sur la lutte contre le chômage, le développement économique, financier et commercial, la jeunesse à encourager.
 

L’Université

Sur l’Université, Victorin Lurel semble préférer une « Université des Antilles », à une « Université de Guadeloupe ».  Dans son discours, il s’interroger : « faut-il se replier sur nos bases ou, au contraire, rechercher un nouveau partenariat avec nos amis de la Martinique ? ». Une interrogation qui suscitera certainement des réactions.