Air Caraïbes porte plainte contre X

Air Caraïbes en vol .Jpeg
© cc-sa-by Alexandre Prévot

Dimanche soir, le vol TX 511 en vol vers Paris, est revenu à Fort-de-France, car une passagère soupçonnait d'autres passagers de fomenter un « mauvais coup » en vol. Air Caraïbes porte plainte contre X. Les recherches d'objets et de personnes suspectes sont infructueuses. 

Catherine Le Pelletier
Publié le , mis à jour le

Demi-tour

Dimanche soir, le Vol TX 511 est revenu en Martinique alors qu'il allait à Paris. Un demi-tour décidé par le Commandant, en tout respect de la procédure de prudence : une passagère a entendu des voisins parler de « synchronisation de montres »... « On va tout péter »... Bref ! Il n'en fallait pas plus pour donner l'alerte et désigner 4 personnes, toutes d'origine arabe, comme potentielles auteures d'un attentat.

Graves accusations

A l'arrivée de l'avion à Fort-de-France, les 4 « terroristes présumés », ont été interpellés, interrogés, fouillés. Méticuleusement, une enquête a été menée pour vérifier les graves accusations de la passagère...Résultat : rien ! Zéro pointé ! Ni bombe, ni arme, ni rien... Mais 4 personnes toutes respectables, tenues injustement pour coupables d'un acte qu'elles n'avaient pas l'intention de connaître. Les pseudo-coupables ont d'ailleurs pu reprendre un avion et poursuivre leur voyage vers la France hexagonale.

Etudiante en langues étrangères

La passagère-dénonciatrice, serait une étudiante en langues étrangères, au niveau du Master. Manifestement, il lui reste encore beaucoup à apprendre, sa connaissance de la langue Arabe semble limitée. Quoiqu'il en soit, la compagnie aérienne Air Caraïbes, a décidé de porter plainte contre X. Les passagers injustement dénoncés peuvent également, s'ils le souhaitent, porter plainte. 


"L'heure des responsabilités"

Marc Rochet, le Président d'Air Caraïbes décide donc de porter plainte contre X, car après l'émotion, la fausse alerte à la bombe, il y a maintenant, l'"heure des responsabilités". "Air Caraïbes doit gérer le stresse des passagers, dit-il, après cette affaire où le personnel n'a commis aucune faute. 
L'enquête devra maintenant déterminer les raisons de la fausse alerte à la bombe, ainsi que les motivations réelles de la (les) personne(s) qui ont déclenché le processus, en stigmatisant un type de personnes.

Marc Rochet - Président d'Air Caraïbes

Marc Rochet, Président d'Air Caraïbes