Fusillade à Cayenne: un second individu mis en examen

Le siège du Parti socialiste guyanais
© Catherine Boutet | Le siège du Parti socialiste guyanais (PSG), où a eu lieu la fusillade.

Un Guyanais de 23 ans a été mis en examen pour tentatives de meurtres lors d'une fusillade le 10 mai à Cayenne qui avait fait plusieurs blessés, a indiqué mardi soir le parquet.
 

La1ere.fr (avec AFP) Publié le , mis à jour le

Né à Cayenne en 1995, selon le parquet, cet individu avait été suspecté très tôt d'être l'un des tireurs de cette fusillade survenue au cours d'une soirée organisée par des étudiants d'une école de commerce et de gestion, au siège du parti socialiste guyanais (PSG), l'un des plus importants partis locaux.
 

Une mise en examen retardée

Touché lui aussi par un ou plusieurs tirs d'armes à feu, ce suspect aura été longuement hospitalisé à Cayenne après les faits, ce qui aura eu pour effet de retarder sa mise en examen. Le mis en cause est suspecté d'avoir tiré en direction de plusieurs personnes la nuit des faits et notamment en direction d'un policier municipal de Cayenne.

Si le parquet a indiqué au début de cette affaire qu'un policier municipal de Cayenne, chargé de la sécurité de la soirée dansante, a tiré "en riposte" cette nuit-là, le procureur Eric Vaillant, sollicité sur ce point, n'a ni confirmé ni infirmé à l'AFP que le mis en examen est susceptible d'avoir été touché par ce tir du policier municipal. Le procureur a, en revanche, confirmé à l'AFP que ce mis en examen avait été, lui aussi, touché par un tir d'arme à feu la nuit des faits.
 

Un premier suspect en détention provisoire    

Plusieurs personnes avaient été blessées au cours de cette fusillade dont une étudiante de 22 ans touchée de deux balles. Un premier individu, un Haïtien de 29 ans, qui réfute être l'un des tireurs mais reconnaît avoir été armé d'un couteau cette nuit-là et avoir tenté de "planter" un homme qui lui arrachait les chaînes qu'il portait au cou, avait déjà été mis en examen pour "tentative de meurtre" dans cette affaire, le samedi 12 mai dernier.
    
Il est lui aussi suspecté d'avoir tiré. Laissé en liberté sous contrôle judiciaire par un juge des libertés et de la détention (JLD), le jour de sa mise en examen, ce premier suspect avait finalement été placé en détention provisoire, le mardi 22 mai suivant, par la Chambre de l'instruction, suite à un appel du parquet.