Transversale société

Présenté par Caroline Marie

Transversale société

"Les familles monoparentales en danger"

Christine Kelly et Christine Arron

Une famille sur cinq est monoparentale en France. Ces familles, souvent victimes de pauvreté et de surendettement, sont majoritairement composées de femmes: à 85% dans l’hexagone, 91% en outre-mer.
Christine Kelly, présidente de la fondation K d'urgences est l'invitée de Transversale société

Thierry Belmont
Publié le , mis à jour le

Le nombre de foyers monoparentaux a plus que doublé en France en quarante ans.
Une famille sur cinq est concernée. A leur tête, pour l’essentiel, dans plus de huit cas sur dix, des femmes, la plupart victimes de la précarité. Deux raisons à cela notamment : la crise économique et, dans 40% des cas selon le Ministère de la Justice, des pensions alimentaires non versées.

La fondation K d’Urgences créée et présidée par Christine Kelly, vient en aide au quotidien à ces mères isolées, confrontées à des difficultés financières de plus en plus grandes.
Christine Kelly est membre du CSA depuis janvier 2009, mais elle est également très engagée dans ce combat auprès des familles monoparentales. Un combat qui l’a menée à remettre 10 propositions au gouvernement en février 2013.
Autour de 3 axes prioritaires: l’emploi, les prestations sociales et la pension alimentaire.
Un an après, quel bilan?
Que reste t-il à faire, et y a-t-il des spécificités pour nos outre-mer ?
 
Christine Kelly est l'invitée de Transversale société, à regarder ici :



Pour K d’urgence, chaque euro récolté compte car il aide une femme ou un enfant à vivre mieux :
200 euros c’est par exemple 30 jours de garde pour un enfant. Et, permettre à une mère de faire garder son enfant, c’est lui donner du temps pour : 

  • chercher un logement ou/ et un emploi,
  • travailler en horaire décalé pour avoir un meilleur salaire,
  • s’organiser pour se faire soigner en cas de maladies graves,
  • etc.

Pour trouver un emploi il faut arriver à faire garder les enfants et elles n’en n’ont souvent pas les moyens. Pire, lorsque les femmes sont atteintes de maladies graves comme le cancer du sein, trop souvent elles n’arrivent pas à se faire soigner faute d’aide pour garder leurs enfants.
L’accès à l’emploi est particulièrement difficile. Le risque de précarité est accru. Le taux de pauvreté est élevé.
Les dispositifs d’aides qui ont le mérite d’exister permettent à priori d’accroître le revenu de ces familles mais n’aboutissent pas forcément au résultat voulu. Les familles les plus défavorisées ont du mal à tirer les bénéfices de ces aides.


 
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