Planète outre-mer

Une chronique présentée par Caroline Marie

Planète outre-mer

Planète Outre-mer : Le whale watching ou l'observation commerciale des baleines entre sensibilisation et dérive

Baleine à bosse à la Réunion

Qui n'a pas eu l'envie un jour d'approcher les baleines de près ! Le whale watching, l'observation commerciale des baleines, est un moyen de sensibiliser le public à la préservation des mammifères marins. Mais pour que tout se passe bien, cette activité nécessite des règles de bonne conduite.

Caroline Marie
Publié le , mis à jour le

Depuis les années 90, l'observation des mammifères marins s'est développée. Le whale watching permet au public d'approcher les cétacés dans leur milieu naturel.  Dans 119 pays, le Whale watching représente près de 2 milliards de dollars. En Outre-mer aussi, cette activité représente un débouché économique intéressant.On observe essentiellement dauphins et baleines. Les dauphins sont visibles toute l'année et les baleines à bosse environ 5 mois par an quand elles viennent mettre bas et se reproduire dans les pays tropicaux sauf à Saint Pierre et Miquelon où elles sont visibles toute l'année.

L'importance du contexte : taille de la zone d'observation / nombre de touristes / nombre de baleines

Pratiquée au début par quelques passionnés, le whale watching, est devenu une activité telle qu'on parle parfois d'industrie mais dans la plupart des Outre-mer, on en est loin. En Polynésie, à Moorea, par exemple ou à Mayotte, le lagon est grand et le nombre de touristes relativement peu important, il est donc facile pour les prestataires de service de travailler sans se gêner et sans trop déranger les animaux. En revanche, dans une île comme la Réunion où il y a des baleines sur une surface relativement petite et où le nombre de touriste est conséquent, l'urgence de mettre en place une charte de bonne conduite s'est vite faire ressentir. L'autre paramètre important, c'est le nombre d'animaux à observer. En 2015, il n'y a quasiment pas eu de baleines dans l'Océan Indien alors que dans le Pacifique, il y en avait énormément. 

Whale Watching à la Réunion
© Globice.org | Whale Watching à la Réunion


Une charte de bonne conduite

Dans la plupart des Outre-mer, les professionnels et les associations ont travaillé ensemble à une charte de bonne conduite. Une charte qui vient s'ajouter à l'arrêté ministériel réglementant l'observation des mammifères marins. L'idée est de préserver la sécurité des touristes tout en les sensibilisant au sort des cétacés, de permettre à l'activité de s'effectuer dans de bonnes conditions et de respecter les animaux. Il n'est en effet pas rare de voir plusieurs bateaux en même temps autour d'un seul animal. Les règles de base concernent l'approche : il faut éviter d'encercler les cétacés comme de séparer le groupe ou la mère et son petit. A Mayotte, il a été décidé de ne les observer que jusqu'à 14 heures. 
Aujourd'hui, le public demande surtout de se mettre à l'eau avec les cétacés. Un souhait compréhensible mais qui n'est pas sans risque pour les touristes comme pour les baleines.