L'ancienne championne olympique d'escrime, qui a démissionné dans la matinée en invoquant "des raisons personnelles", "a décidé de partir pour des raisons liées à sa situation fiscale", selon une source proche du dossier contactée par l'AFP. Dans un tweet, le Canard enchaîné annonce un article à venir sur Laura Flessel et sa démission "pour ennuis fiscaux" dans son édition du mercredi 5 septembre. 
 


Manquements déclaratifs

Selon des informations recueillies par Mediapart, "le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) de Bercy, en vue d’une possible plainte pénale pour fraude, après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant une société de droit à l’image".
 

Selon le quotidien en ligne "les sommes en cause s'élèvent à plusieurs dizaines de milliers d'euros d'impôts potentiellement éludés sur les trois derniers exercices en cours de l'entreprise" de l'ex-ministre. 
 

Société de droits à l'image en cause

"Elle n'a fait aucune erreur. Ce n'est pas la cause de son départ", a de son côté affirmé l'entourage de l'ex-ministre à l'AFP, précisant que le litige concerne "sa société de droits à l'image dont son mari était gérant".
 

Flessel and co

Cette société, Flessel and co, a fait l'objet d'une "dissolution anticipée" le 30 septembre 2017. D'après le procès verbal de dissolution, dont l'AFP a eu connaissance, Laura Flessel y apparaissait propriétaire de 875 parts sur 1000, son mari, Denis Colovic, de 125 parts.

Sollicitée par l'AFP, l'administration fiscale a répondu que, "soumise au secret professionnel et fiscal, (elle ne pouvait pas) s'exprimer sur des dossiers particuliers ou en cours sans contrevenir à la loi".