Le Défenseur des Droits en Guyane du 11 au 14 octobre

Jacques Toubon Défenseur des Droits
© wkromwel | Jacques Toubon, à quelques jours de son départ pour la Guyane

Jacques Toubon sera en Guyane du 11 au 14 octobre prochain. Trois jours pour voir comment assurer l'égal accès aux services publics dans une collectivité grande comme le Portugal où toutes les politiques publiques ne peuvent pas être déployées pour les 250 000 habitants.

William Kromwel
Publié le , mis à jour le

L'agenda du défenseur des droits est saturé. Pas question de se rendre uniquement à Cayenne : Jacques Toubon veut aussi voir Saint-Georges de l'Oyapock,  le "pont fantôme" vers le Brésil  et l'est Guyanais. Pendant ce temps, une autre délégation du Défenseur des droits sera dans l'ouest, à Maripasoula, notamment. Asile, logement, santé, état civil, éducation, le droit sous toutes ses formes sera examiné pendant ce voyage.

La Guyane ne doit pas être montrée du doigt. il y a d'autres parties du territoire où la République ne fait pas son boulot"
Jacques Toubon, Défenseur des droits









L'idée du défenseur des droits serait moins de faire une inspection générale que de dresser un constat :  Comment assurer l'accès aux soins, pour celui qui vit dans la forêt amazonienne ? Dématerialiser les démarches administratives ? Que deviennent alors les 25% "d'illettrés numériques" ? "L'obligation scolaire, c'est pour les enfants de 3 à 16 ans, mais l'obligation pèse aussi sur la commune "


Les mêmes droits qu'ailleurs

Jacques Toubon souhaite que les droits des Guyanais soient les mêmes que ceux des habitants de Chateauroux, mais il sait, pour avoir travaillé les dossiers ultramarins depuis 1968 lorsqu'il était au cabinet du ministre Couve de Murville, que les Outre-mer cumulent les difficultés.

A l'issue de ce déplacement, Le défenseur des Droits espère attendre moins de trois ans avant de voir ses recommandations prises en compte dans les politiques publiques : trois ans, c'est en effet le temps qui s'est écoulé entre le déplacement de la défenseure des enfants à Mayotte et la publication de nouvelles dispositions pour les mineurs isolés, ces enfants de clandestins dont les parents ont été expulsés.