Un CRS réunionnais devant la cour d'assises pour viols, agressions sexuelles, corruption et exhibition

Un CRS devant les assises pour viols, agressions et exhibitions sexuelles
© Patrick Bernard/AFP | Un CRS devant les assises pour viols, agressions, corruption et exhibitions sexuelles

Un CRS réunionnais devant la cour d’assises de Versailles. Il est accusé d'avoir demandé des faveurs sexuelles à plusieurs femmes contre la promesse de ne pas les verbaliser. La fin du procès est prévue le 25 novembre. 

La 1ère.fr (avec AFP) Publié le , mis à jour le

Détenu depuis trois ans, le présumé coupable a 37 ans. Il était affecté au moment des faits à une compagnie de CRS autoroutière et a depuis été révoqué.
 

Une dizaine de victimes

Une dizaine de victimes ont été recensées en région parisienne entre 2010 et 2013. Le policier est accusé de deux viols "par personne ayant autorité" sur l'une de ces automobilistes, d'agressions sexuelles contre celle-ci et quatre autres, de corruption envers dix d'entre elles et d'exhibition sexuelle devant l'une.

Il reconnaît la « corruption passive »

Le CRS reconnaît la “corruption passive” dont on l'accuse: “Il fait des propositions aux dames qu'il contrôle” en échange de sa clémence, résume son avocat, Me Laurent Barone mais il nie "absolument" les faits de viol et d'agression sexuelle, insiste son conseil, reconnaissant uniquement "des relations consenties à caractère sexuel" avec certaines.

Des pulsions d’exhibition     

Plusieurs de ces femmes, soutient l'accusé, l'ont aguiché pour obtenir son indulgence - l'une aurait ainsi "mis en avant" son décolleté. Le CRS, père de deux enfants et désormais divorcé, "n'avait plus de relations sexuelles avec sa femme" et présentait régulièrement "des pulsions d'exhibition"  décrit son avocat.

« Si toutes ces dames avaient dit non »…

"C'est un peu le gros lourd qui insiste mais quand on lui dit non il arrête", assure Me Barone. "Si toutes ces dames avaient dit simplement non, il ne se serait rien passé", affirme-t-il. Les victimes, parmi lesquelles plusieurs se sont constituées partie civile, avancent une version sensiblement différente. Elles racontent s'être trouvées honteuses, effrayées, voire tétanisées face à l'attitude de ce représentant des forces de l'ordre.
«Il tentait sa chance dès qu'il croisait une femme un peu alcoolisée», a-t-il dit. En revanche, le policier "nie absolument les faits de viol", "il n'est jamais allé jusqu'au viol", a poursuivi le conseil. Selon son avocat, l'homme avait déjà été suspendu pour des faits comparables avant cette affaire, “une sanction administrative.