Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) avait, en effet, lancé une pétition nationale, mercredi, pour demander que les moyens du sport soient sauvegardés dans la prochaine loi de finances. Principale revendication : que les taxes affectées au sport, prélevées sur la Française des Jeux, sur les paris sportifs en ligne et sur les droits télés, soient intégralement versées aux crédits du sport, alors qu'une partie retourne aujourd'hui dans le budget général de l'Etat.
               
"Cette Agence nationale du sport, qui va être créée pour le 1er trimestre 2019, aura une double articulation. Un pôle qui va travailler sur la haute performance et un pôle qui va travailler sur le développement du sport pour tous, partout et tout au long de notre vie", a répondu l'ancienne championne d'escrime en marge de sa visite du Pôle France de gymnastique artistique féminine, à Saint-Etienne.
 

"Dans les deux piliers, on travaillera avec tous les acteurs, collectivités territoriales, Etat, mouvement sportif et acteurs économiques", a-t-elle assuré, alors que le système actuel est basé sur la tutelle de l'Etat. "On aura un budget conséquent en apport financier, ingénierie, nutrition et autres", a-t-elle affirmé tout en déclarant ne pas en connaître, à ce stade, le montant global. Selon un rapport remis en juillet à la ministre, après une concertation entre tous les acteurs, l'enveloppe nécessaire oscillerait entre 300 et 400 millions d'euros.
               
A travers ce plan, avec les JO de Paris-2024 à l'horizon, la ministre veut "mieux structurer, arrêter de faire du saupoudrage et être plus pertinent en travaillant en transversalité pour que nos jeunes ne soient pas dans une sédentarité et une obésité morbide et sévère". Après les avoir vues évoluer, la ministre s'est entretenue en aparté avec des jeunes filles du pôle France de Saint-Etienne, qui ont eu un rôle décisif dans la moisson de médailles ramenée cet été des derniers Championnats d'Europe de gymnastique à Glasgow. Elle a confié leur avoir dit être "une de leurs supportrices numéro une".