A Shanghai puis à Londres, la folle journée du nickel

Alain Jeannin
Publié le , mis à jour le

Le dollar qui baisse, les investisseurs chinois qui font les yeux doux au « nickel propre » en raison de la baisse en Chine de la production de NPI, cette fonte polluante de basse qualité, le nickel a repris son galop. Une bonne nouvelle pour les usines calédoniennes.

Mercredi soir, la City de Londres est euphorique et elle n’est pas la seule. « Les investisseurs chinois de la bourse de Shanghai, mes contacts, envisagent désormais le nickel à 14.000 dollars la tonne, depuis 24 heures, c’est l’euphorie ». Celui qui fait ce commentaire, David Wilson, est l’un des principaux analystes londoniens du LME.

Le patron du secteur des métaux pour Freepoint Commodities est habituellement d’un flegme tout britannique, mais pas cette fois. « La Chine achète de grosses quantités de nickel, il y a beaucoup d’argent qui circule pour les métaux, la bourse de Shanghai est sur un petit nuage » précise M.Wilson. Le ferronickel propre produit en Nouvelle-Calédonie est très demandé, « populaire » est le mot employé en conclusion par l’analyste londonien.

Ce mercredi soir au LME, le cours du nickel est passé en quelques heures de 12.725 dollars à 13.660 dollars, avant de se stabiliser autour de 13.560 dollars +5,83%. Le gain, par tonne de nickel, est de 742 dollars au minimum. Le marché et les analystes visent désormais le seuil des 14.000 dollars (6,35 $ lb). Le nickel s’en approche…