Angoulême : un Polynésien condamné à deux ans de prison pour menace et agression à l'office public de l'habitat

tribunal Angoulême
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Un homme de 48 ans a insulté, menacé et agressé jeudi une hôtesse d'accueil et le directeur de l'Office public de l'habitat à Angoulême. Le paradoxe, c'est que l'OPH lui avait donné une réponse positive pour un nouveau logement. 

Pierre Lacombe
Publié le , mis à jour le

Des gens irascibles, en colère, impatients...L'Office public de l'habitat a l'habitude d'en recevoir. La plupart ont reçu une réponse négative pour un logement et, même si cela ne justifie pas des comportements excessifs, on peut comprendre leur déception. Mais ce jeudi, Sosefo Kopila, un Polynésien, né à Wallis et Futuna il y a 48 ans, était bien en peine de trouver des excuses devant le tribunal de correctionnel. L'Office public de l'habitat lui avait adressé une réponse positive pour un logement. Son installation dans celui-ci était l'affaire de quelques jours. Beaucoup trop tard pour Sosefo Kopila. 

Il m'a décroché un coup de poing 

Jeudi dernier, raconte la Charente Libre, cet ancien militaire de la base de Cognac, n’a pas compris que les compagnies d’assurance qu’il avait démarchées refusent de l’assurer sans autre pièce que le courrier de l’OPH. Après avoir bu quelques bières, l'homme se présente à l'Office public de l'habitat "«J’ai essayé de lui expliquer la procédure, qu’il devait d’abord visiter le logement et qu’il devait repasser ce lundi. Alors il m’a insultée et il a été menaçant. Il m’a dit qu’il allait tout casser et il a arraché l’écran d’un ordinateur sur le comptoir.» raconte l'hôtesse d'accueil devant le tribunal. 
Arrivé en renfort, le directeur tente alors d'apaiser la situation «il a fait trois pas vers la sortie mais a fait demi-tour... et il m’a décoché un coup de poing», raconte le directeur, le nez (sans doute cassé) et l’œil encore marqués par le coup.
Sosefo Kopila, rapporte la Charente Libre, affirme devant le tribunal ne pas se souvenir de tout. Parce qu'il avait bu. Et quand il boit, il fait n’importe quoi. Il jure d’ailleurs qu’il n’avait pas bu depuis sa sortie de prison en septembre 2015. Il venait de purger une peine de quatre ans pour des violences aggravées commises à Paris. Déjà en état d’ivresse.

Sosefo Kopila a été condamné par le tribunal à 3 ans de prison dont un an avec sursis, mise à l'épreuve, obligation de soin, de ne pas se représenter à l'OPH, de ne pas entrer en contact avec ses victimes.Il demande également un mandat de dépôt.