Gaël Monfils qualifié pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie

Gaël Monfils face à Stéphane Robert à l'Open d'Australie le 23 janvier 2016
© PAUL CROCK / AFP | Gaël Monfils face à Stéphane Robert à l'Open d'Australie le 23 janvier 2016

Gaël Monfils et Stéphane Robert ont fait le spectacle ce samedi à Melbourne et si le joueur antillais a fait respecter la hiérarchie en se qualifiant pour les huitièmes de finale en trois sets, à l'applaudimètre, le vétéran de Montargis a fait au moins jeu égal avec lui.

La1ere avec AFP Publié le , mis à jour le

Les deux premiers sets ont été de toute beauté. Le show a culminé à 3-3 dans le deuxième au cours d'un échange digne d'un match d'exhibition. Après deux coups improbables, l'un dans le dos et l'autre entre les jambes, Robert l'a conclu d'un passing-shot, déclenchant la formidable ovation de la Hisense Arena. "J'ai chauffé un peu le public. Ça ne m'arrive pas si souvent de pouvoir le faire", a dit cet habitué des tournois challengers, la deuxième division du circuit.

Stéphane Robert a fragilisé Monfils         

Contrairement à ce que suggère le score, 7-5, 6-4, 6-2, il y a eu du suspense, car le 24e mondial a été largement mené par le 225e mondial dans les deux premières manches: 5-2 dans la première où il a sauvé deux balles de set, puis 3-0 dans la deuxième, avec à chaque fois deux breaks de retard. Mais il a su serrer le jeu pour étouffer les folles prises de risque de Robert, 35 ans. "J'étais moins bien aujourd'hui. Il a très bien joué au début, avec beaucoup de réussite. J'ai eu du mal à prendre la mesure de son jeu parce qu'il n'arrêtait pas d'accélérer et de décélérer", a reconnu Gaël Monfils.
 
 


Gaël Monfils-Andrey Kuznestov         

Monfils a une belle occasion de réussir la meilleure performance de sa carrière à l'Open d'Australie, où son bilan se limite à un huitième de finale en 2009 en onze participations. Encore frais après avoir gagné ses trois premiers matches en trois sets, il affrontera le Russe Andrey Kuznetsov, un adversaire largement à sa portée. "Ce sera plus dur qu'on le pense. Il tape bien des deux côtés et il a beaucoup progressé", a prévenu le Français, qui reste sur deux victoires en 2015 sur son futur rival.