Un Martiniquais et un Guyanais devant la cour d’assises de Haute-Garonne

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Laura Philippon
Publié le , mis à jour le

Thierry C. et Wilson P. seront fixés sur leur sort ce mercredi. Les deux hommes sont jugés depuis hier devant la cour d’assises de Haute-Garonne, à Toulouse pour une série d’attaques à main armée. 
"Depuis sa garde à vue, mon client reconnaît les faits qui lui sont reprochés, explique Me Agnès Dufetel-Cordier, avocate de Thierry C. Il n’a jamais posé de problème dans la procédure."

Six braquages en quelques jours

Le Martiniquais Thierry C. et le Guyanais Wilson P. comparaissent pour plusieurs braquages qui ont eu lieu entre le 4 et le 20 mai 2012. Ensemble, les deux amis auraient attaqué deux stations-service, une supérette, un tabac et deux fast-food à Toulouse et dans ses environs, avant de prendre la fuite.

Deux parcours similaires 

Lundi, la Cour est revenue sur les parcours de ces deux hommes. Thierry C. est âgé de 33 ans. Il a quitté la Martinique vers l’âge de 16 ans. "Il a atterri en région parisienne et a eu beaucoup de mal à s’adapter. Il a alors rencontré des difficultés scolaires, et il s’est mis à travailler très tôt en enchaînant les petits boulots, raconte son avocate Me Agnès Dufetel-Cordier. Sa venue en région parisienne a été vécue comme une cassure. Il était très attaché à son île." Thierry C. a eu deux compagnes et a débarqué à Toulouse par amour. Il est aujourd’hui père de deux enfants.
Son ami, Wilson P. vient de Guyane. Il est âgé de 24 ans. Originaire d’Haïti, il a quitté la Guyane à 19 ans et lui aussi a raconté, lundi devant la cour d'assises, une arrivée difficile en métropole.

Verdict attendu ce mercredi

Thierry C. et Wilson P. se connaissent depuis longtemps, jusqu’au jour où les deux amis décident d’agir ensemble. "Ces vols à main armée ont eu lieu sur une période très courte, en mai 2012, défend Me Agnès Dufetel-Cordier. Jamais mon client n’avait commis ce genre de braquage auparavant. Thierry C. se justifie en expliquant que c’était une mauvaise période, qu’il se sentait mal et qu’il avait besoin d’argent." Un même argument utilisé aussi par Wilson P.
Les deux hommes encourent plusieurs années de prison. La cour d'assises de Haute-Garonne rendra son verdict ce mercredi.