Rames Guyane 2014 : quatre arrivées ce lundi aux Iles du Salut

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© Jody Amiet/ramesguyane.com | Le Nantais Laurent Etheimer, 2e au classement de Rames Guyane 2014, sur la ligne d'arrivée lundi 22 décembre à 4h45 aux Iles du Salut en Guyane.

Après le grand vainqueur Antonio de la Rosa, dimanche, quatre nouveaux skippers ont franchi la ligne d’arrivée de Rames Guyane ce lundi : Laurent Etheimer, Jean-Pierre Lasalarié, Richard Perret et Salomé Castillo.

Philippe Triay
Publié le , mis à jour le

Ils passeront Noël en famille, pour leur plus grand bonheur. Après 65 jours de navigation en solitaire, sans escale ni assistance, dans des conditions physiques et mentales parfois très éprouvantes, les voilà parvenus aux Iles du Salut, au large de Kourou. Première et dernière étape d’un périple de 4700 km à la rame qui les a menés de Dakar jusqu'en Guyane.
 
A la suite du vainqueur de l’épreuve Antonio de la Rosa, arrivé dimanche 21 décembre, c’est le Nantais Laurent Etheimer, 53 ans, qui a pris la seconde position, en franchissant très tôt ce matin la ligne à 4h45 (8h45 heure de Paris). Il aura passé 64 jours et 21 heures en mer… Il est suivi de Jean-Pierre Lasalarié du Team Guyane (3e, arrivée à 17h), Richard Perret (4e, 17h10), et Salomé Castillo (5e, 18h30, du Team Guyane), l’une des deux femmes participantes. La benjamine de la course (30 ans) est aussi la chouchou de tout le département, plus particulièrement de sa ville de Kourou, en train de lui préparer un triomphe ! 

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© DR | Salomé Castillo retrouve ses proches à son arrivée aux Iles du Salut, en Guyane, le 22 décembre 2014 après 65 jours d'aviron dans l'Atlantique.

Il reste actuellement onze concurrents en mer, sur les 18 au départ. L’un d’eux, Harry Culas, qui avait épuisé ses provisions, est disqualifié pour avoir reçu une assistance en vivres. Il souhaite toutefois poursuivre son périple à la rame jusqu’à l’arrivée. Il y a eu deux abandons, Pascal Tesniere (après 10 jours de compétition) et le Guyanais Olivier Ducap, qui a dû arrêter la course samedi, tout près du but, à cause d’une infection au talon droit. Les arrivées des rameurs restants devraient s'étaler sur une dizaine de jours, prévision variable en fonction des conditions météo. La majorité d'entre eux passera donc Noël, sinon le jour de l'an, sur l'eau.