Le gouvernement annonce une légère amélioration de l’emploi des jeunes dans les DOM

GPL et l'emploi
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A l’occasion d’une rencontre informelle avec les journalistes, le ministère des Outre-mer a livré les chiffres du chômage des jeunes dans les départements d’Outre-mer. La tendance sur un an est à la baisse.

Laurence Théatin / la1ere.fr Publié le , mis à jour le

D’octobre 2013 à octobre 2014, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans, de catégorie A, inscrits à Pôle Emploi, a diminué dans les départements français d’Amérique et à La Réunion. Mais, s’empresse d’ajouter le cabinet de la ministre, "surtout pas de triomphalisme", car "on part d’une situation dégradée".  Pas de triomphalisme, jusque dans la façon d’annoncer la bonne nouvelle : pas de conférence de presse, mais une rencontre informelle avec la presse pour évoquer des "signes encourageants".

Dans le détail, le nombre de jeunes demandeurs d’emplois a diminué :

  • -4,4 % en Guyane
  • -5,6% à la Réunion
  • -6,8% en Guadeloupe
  • -13% en Martinique
Pas de quoi triompher en effet, car les taux de chômage des jeunes pour l’année 2013 restent très élevés : de 68,2% en Martinique à 44,8% en Guyane. La rue Oudinot attribue cette légère amélioration aux emplois d’avenir. Aux Antilles, le taux d’utilisation de ces contrats aidés est supérieur à 90%. Les meilleurs élèves sont la Guadeloupe puis la Martinique.

La Réunion et les contrats aidés

Mais la Réunion semble faire la fine bouche. A la tête de cette résistance, Didier Robert, le président UMP du Conseil régional de la Réunion. Les communes de droite puisent très peu dans le vivier mis à leur disposition par le gouvernement. Il faut dire que l’opposition y est mieux implantée localement qu’aux Antilles et en Guyane. La droite est majoritaire à la Réunion, alors qu’elle est embryonnaire en Guyane et en Martinique et encore minoritaire en Guadeloupe.

Selon le gouvernement, c’est à La Réunion que s’est le plus vivement exprimée la difficulté à assumer le reste à charge des emplois d’avenir. L’Etat finance en effet le dispositif à 75%. Pour pousser ces collectivités réunionnaises récalcitrantes, François Hollande avait annoncé lors de son déplacement à la Réunion, que le financement de l’Etat serait porté à 90%. Une expérimentation menée uniquement à La Réunion. Malgré ce tapis rouge qui leur est déroulé, les élus réunionnais semblent encore traîner des pieds.