Rames Guyane 2014 : à J+25, les options sont ouvertes

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© jody amiet/ramesguyane.com | Olivier Montiel sur son bateau "Grain de poivre"

A près d’un mois de course, les skippers franchissent à peine les Iles du Cap Vert. Les conditions météo sont toujours capricieuses et toutes les stratégies restent possibles. Jean-Pierre Lasalarié du Team Guyane est en première position, à 1560 milles nautiques environ de l’arrivée.

Philippe Triay
Publié le , mis à jour le

Partis le 18 octobre de Dakar, voici maintenant 26 jours que les 17 skippers (ils étaient 18 au départ, l’un d’entre eux a abandonné) de la quatrième édition de Rames Guyane affrontent l’Atlantique. Une course pas facile depuis le début, tant les conditions météo n’ont pas été favorables, particulièrement à cause de vents et de courants contraires, obligeant une partie de la flottille au mouillage près des côtes sénégalaises durant une dizaine de jours.
 
Cependant les rameurs avancent, vaille que vaille. A ce jour, la plupart d’entre eux ont franchi les Iles du Cap Vert et poursuivent leur route vers la Guyane. Mais ils n’en ont pas terminé pour autant avec les courants et les contre courants qui sévissent dans l’océan.

ECOUTEZ Salomé Castillo (Team Guyane, benjamine de l'épreuve) qui s'entretient avec le PC Course, le 8 novembre 


« La partie s’annonce pour le moins sportive et le sort de la course pourrait s’avérer moins scellé qu’il n’y paraît aujourd’hui selon les options qui seront choisies dans les prochains jours », analyse Mathieu Morverand, le routeur des skippers Rémy Landier et d’Olivier Montiel. « Il reste bien difficile à ce jour de pronostiquer une date probable d’arrivée et plus encore de connaître l’effet précis qu’auront ces courants sur la route de nos petits bateaux. La force de ce flux sud équatorial n’a rien à voir avec les courants modestes rencontrés jusqu’alors par les marins au large des côtes sénégalaises. Nous ne disposons que de notre expérience des précédentes éditions pour s’en faire une vague idée, mais jamais, nous n’avons rencontré une telle configuration avec une zone de courants aussi étendue et des orientations aussi inhabituelles, contraires par endroits à la route des rameurs », ajoute-t-il sur le site de Rames Guyane.
 
La plupart des concurrents ont choisi la route dite « route orthodromique », à savoir la route « idéale » la plus directe vers la Guyane, cap à l’ouest. Toutefois d’autres options s’avèrent possibles. Didier Torre, sur son bateau Tocade (en marron tout en bas sur la carte ci-dessous), a par exemple privilégié une échappée vers le sud afin de contourner des vents contraires, ce qui lui permettrait de retrouver des courants porteurs un peu plus tard. La suite de l’épreuve nous dira si c’était le bon choix. 

Au niveau du classement (le 12 novembre à 13h heure de Paris) Jean-Pierre Lasalarié (Team Guyane) est en première position, à 1560 milles nautiques (2.800 km) environ de l’arrivée. Il est suivi par l’Espagnol Antonio de la Rosa, Harry Culas (Team Guyane), Laurent Etheimer et Salomé Castillo (Team Guyane). Le skipper Gérard Marie, qui ferme la course, se trouve à 1900 milles nautiques de la Guyane. 

Ci-dessous, le relevé de situation des skippers mardi 12 novembre à 13h (heure de Paris). La ligne jaune représente la route idéale prévue pour aller vers la Guyane, dite route « orthodromique ». (Suivez en direct le parcours des rameurs sur la cartographie ici, actualisée plusieurs fois par jour).

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© geovoile/ramesguyane.com